Aladdin (Critique)

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Réal­isé par Guy Ritchie
Scé­nario de Stephen Chbosky et Evan Spiliotopou­los
Musique d’Alan Menken
Paroles de Howard Ash­man et Tim Rice
Avec Will Smith (le génie), Mena Mas­soud (Aladdin), Nao­mi Scott (Yas­mine), Mar­wan Ken­za­ki (Jafar), Navid Negah­ban (Le sul­tan),…

Sor­tie française le 22 mai 2019

Dis­ney pour­suit l’exploration de ses suc­cès ani­més qui, revus et par­fois cor­rigés, revi­en­nent séduire le pub­lic avec des per­son­nages réels (enfin pour la plu­part). Tout est cal­i­bré pour plaire au plus grand nom­bre, le célèbre stu­dio con­naît son affaire. Il a con­fié les com­man­des du film à Guy Ritchie, qui sem­ble s’amuser avec un scé­nario sim­ple et prévis­i­ble, mais qui com­porte un change­ment notable : l’émancipation de la princesse. Ce dernier se traduit par une chan­son nou­velle, « Speech­less », tou­jours com­posée par Alan Menken, que Yas­mine inter­prète à deux repris­es et qui con­fère au per­son­nage une dimen­sion plus vail­lante, même si l’originale n’était déjà pas une jeune femme trans­par­ente. Nao­mi Scott lui prête ses traits. Le per­son­nage sans doute le plus attachant est, lui, totale­ment virtuel, puisqu’il s’agit du singe Abbu, fidèle com­pagnon d’Aladdin joué par Mena Mas­soud, sym­pa­thique jeune pre­mier qui manque toute­fois un brin de charisme. Même Jafar, le grand méchant incar­né par Mar­wan Ken­za­ki, ne se révèle inquié­tant que grâce aux effets numériques large­ment util­isés pour mon­tr­er sa vilénie : ain­si lorsqu’il trans­forme le roy­aume solaire en une cité noc­turne ou que son fidèle per­ro­quet, pen­dant négatif de Abbu, se trans­forme en oiseau de proie gigan­tesque.

Il n’en reste pas moins que ce grand spec­ta­cle famil­ial com­porte ses moments de bravoure, telle l’arrivée en fan­fare d’Aladdin dans la ville por­tu­aire d’Agrabah, grâce à la magie du génie incar­né par un Will Smith tout aus­si gig­otant que son pen­dant ani­mé. La débauche de couleurs, de fig­u­rants, de danseurs donne toute sa force à ce pas­sage attrayant. Notons égale­ment la quête de la lampe à huile dans cette grotte inquié­tante et le gros numéro de Broad­way qui s’ensuit, mené par un génie impa­tient de se dégour­dir les gam­bettes. Ce con­te moyen ori­en­tal de fac­ture très clas­sique, donc, rem­plit sa tâche, celle de diver­tir agréable­ment.