Léonard, au bout du conte (Critique)

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Auteur : Pierre Huntzinger.
Met­teurs en scène : Pierre Huntzinger, Quentin Fil­i­a­tre, Alexan­drine Rastier.
Avec Pierre Péchard, Loelia Sal­vador, Alexan­drine Rasti­er, Manon Gonin, Côme Bou­quet-Des-Chaux, Eléonore Buc­cudu, Dong Michaxu, Jeanne Math­oux, Pierre Huntzinger.

Une comédie épico-un-peu-romantico-musicale.
Fram­boise, secré­taire dans une mai­son d’édi­tion, se retrou­ve en pos­ses­sion d’un man­u­scrit unique, le prochain roman de son auteur favori, qu’elle broie malen­con­treuse­ment. Elle décide de tout réécrire mais à peine com­mence-t-elle à décrire les per­son­nages qu’ils font irrup­tion dans son bureau. Elle suiv­ra alors Léonard, un prince char­mant pas si char­mant, jusqu’au bout du con­te. Son bureau devien­dra le théâtre d’une escar­mouche digne d’un film de cape et d’épée. 

Notre avis : Léonard, au bout du con­te est une comédie musi­cale pleine de fraîcheur, hila­rante, qui sem­ble certes tout droit sor­tie du nid, mais qui ne manque pas à sa promesse de vous faire pass­er une soirée plié en qua­tre. C’est un réel plaisir de décou­vrir ou redé­cou­vrir ces nou­veaux tal­ents, à la fois justes dans leur jeu et excel­lents vocale­ment. Ce com­bo sem­ble indis­pens­able afin de défendre de très belles propo­si­tions musi­cales : com­ment faire « grand » avec « peu » ? Beat box, chœurs a capel­la et table de mix­age suff­isent à trans­former chaque péripétie en véri­ta­ble numéro de comédie musi­cale. Si les gags sont par­fois un peu faciles, et si quelques longueurs se font sen­tir, le pitch est orig­i­nal et la musique fait preuve de beau­coup d’inventivité.
Les cos­tumes sont très bien pen­sés et créent un lien par­fait entre la réal­ité et l’imaginaire du per­son­nage prin­ci­pal. Loelia Sal­vador, qui l’interprète, est un véri­ta­ble coup de cœur et mène toute l’histoire avec fougue et malice.
Il manque peut-être encore quelques rouages, mais tous les ingré­di­ents sont là pour faire de ce spec­ta­cle un petit bijou. Ce style très français ne peut qu’être appré­cié, et donne foi en la nou­velle généra­tion du théâtre musical !

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