WarHorse, le spectacle événement

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L’opiniâtreté de Thier­ry Suc, pro­duc­teur à suc­cès (Mylène Farmer, Zazie, Le Sol­dat rose, Résiste, Jean Paul Gaulti­er Fash­ion Freak Show…) va per­me­t­tre au pub­lic français de décou­vrir WarHorse, qui s’apprête à inve­stir la Seine Musi­cale pour 34 représen­ta­tions excep­tion­nelles. Et cet adjec­tif sem­ble ne pas être gal­vaudé tant la qual­ité du show est grande. Ce dernier a été récom­pen­sé par plus de 25 prix inter­na­tionaux, dont le Tony Award de la meilleure pièce de Broad­way en 2011. Touché par la puis­sance de l’intrigue tout comme par son aspect visuel et musi­cal très fort, le pro­duc­teur a œuvré pour que le spec­ta­cle, qui sera inter­prété en anglais avec des sur­titres français, puisse être décou­vert.

La bande annonce est vis­i­ble ici.

Tout est par­ti d’un livre écrit par Michael Mor­pur­go en 1982. Il con­te l’amitié, durant la Pre­mière Guerre mon­di­ale, entre un ado­les­cent, Albert, et son cheval de ferme, qui devien­dra cheval de guerre, Joey. Le livre des­tiné à la jeunesse et qui rend hom­mage aux 8 mil­lions de chevaux sac­ri­fiés durant le con­flit, a con­nu un immense suc­cès – sa ver­sion française, Cheval de guerre, sera rééditée chez Folio Junior le 14 novem­bre – et son adap­ta­tion pour la scène a don­né bien du fil à retor­dre à Mar­i­anne Elliott et Tom Mor­ris.

La décou­verte en Afrique du Sud de la com­pag­nie Hand­spring Pup­pet Com­pa­ny fut le déclic. Les met­teurs en scène choisirent alors d’utiliser des mar­i­on­nettes.

Joey et ses manip­u­la­teurs ©DR

Le pub­lic de comédie musi­cale est habitué à ce procédé, présent par exem­ple dans Avenue Q ou Le Roi Lion. Il est ques­tion ici d’allier les acteurs aux mar­i­on­nettes qui per­son­ni­fient les chevaux, une oie, voire un char d’assaut. Le spec­ta­cle a vu le jour en 2007 et a con­nu un suc­cès jamais démen­ti.

Cette fresque épique n’est pas à pro­pre­ment par­ler une comédie musi­cale, comme le pré­cise Gareth Aled, le met­teur en scène en rési­dence. En revanche, la musique joue un rôle par­ti­c­uli­er puisque des chan­sons, inspirées du réper­toire folk, ont été écrites pour l’occasion par John Tams et sont inter­prétées par Ben Mur­ray, au son de son accordéon. Elles s’intègrent dans l’action, lui offrant une sorte de ponc­tu­a­tion. La troupe impres­sion­nante (il faut pas moins de trois manip­u­la­teurs pour Joey) vous attend donc à par­tir du 29 novem­bre pour un moment que le pro­duc­teur promet fort en émo­tions.

Ben Mur­ray ©DR

Pour en savoir plus et réserv­er vos places, ren­dez-vous sur le site de la Seine musi­cale.