Canada — Kabaret (Critique)

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La troupe de la comédie musi­cale Kabaret © DR

Auteur : Éric Lussier
Mise en scène : Éric Lussier
Directeur musi­cal : Jason McNal­ly
Choré­gra­phies : Clau­dia Meu­nier

Dis­tri­b­u­tion :
Éric Lussier (Tris­tan)
Léa Jar­ry (Crys­tal)
Stéphanie Lessard (Fan­ny)
Guil­laume Borys ( Boris)

Danseurs :
Clau­dia Meu­nier, Ari­ane Jeudy, Mar­jorie Paque­tte, Chloé Roy, Saman­tha Har­vey, Leila Aziza Ateb, Gabriela Jov­ian Mazon, Eddy Jesus Mijares Sanchez, Yoher­landy Tijeiro Gar­cia et William Roberge.

Notre avis : 
Réu­nis­sez des artistes pas­sion­nés, tal­entueux et issus du milieu de la comédie musi­cale au Québec et ça donne la comédie musi­cale Kabaret. Ce spec­ta­cle enchante, depuis juil­let, un pub­lic raf­folant de ce genre et ce, dans le cadre enchanteur du Théâtre Saint-Sauveur, dans les Lau­ren­tides.

La créa­tion d’Éric Lussier, qui en assure aus­si la mise en scène, est une décou­verte en soi. Qua­tre inter­prètes et dix danseurs et danseuses font vivre l’histoire de Tris­tan (Éric Lussier), un bar­man qui rêve de présen­ter de grands spec­ta­cles au Kabaret du très col­oré Boris (Guil­laume Borys). Il y ren­con­tre l’amour avec la belle Crys­tal (Léa Jar­ry) mais tout se com­plique avec l’arrivée de Fan­ny qui se retrou­ve, bien mal­gré elle, dans un trio amoureux. L’histoire est racon­tée à l’aide de nom­breux extraits de chan­sons, soit tirées de films, de chan­sons pop ou encore de comédies musi­cales, un peu à la façon de “Moulin Rouge”.

Stéphanie Lessard dans le rôle de Fan­ny dans la comédie musi­cale Kabaret © DR

En pas­sant par “À quoi bon” tiré de la comédie musi­cale Les Mille et Une Vies d’Ali Baba, ou bien “ Mate­r­i­al Girl” de Madon­na, aux suc­cès des comédies musi­cales Chica­go, Cabaret, Fid­dler on the Roof ; il y en a pour tous les goûts. Le mélange de styles et le mon­tage des chan­sons ont été réal­isés avec goût et se glis­sent très bien dans l’histoire. Le directeur musi­cal Jason McNal­ly a effec­tué un tra­vail remar­quable dans ce sens. Dom­mage que nous n’ayions droit qu’à des ban­des sonores. Par con­tre, avoir tous ces mon­tages joués par des musi­ciens serait pra­tique­ment impos­si­ble.

Kabaret a hérité d’un tal­ent immense. Les inter­prètes pos­sè­dent un tal­ent fou et nous avons appré­cié que l’auteur ait gardé le par­ler “ à la française” pour cette his­toire qui se passe à Mont­martre. On doit aus­si soulign­er l’excellent tra­vail effec­tué en choré­gra­phie par Clau­dia Meu­nier. Les dix danseurs et danseuses de cette troupe sont tout sim­ple­ment admirables. Cha­peau pour les cos­tumes qui sont nom­breux et col­orés ain­si que pour un décor visuelle­ment pro­jeté, mais qui s’a­gence bien au décor physique.

Kabaret est un très bon diver­tisse­ment, un spec­ta­cle fait pour les théâtres d’été et qui mérite d’avoir une longue vie.