Les années folles (Critique)

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Com­pag­nie Olorime
Sopra­no : Dorothée Lor­thiois
Bary­ton : Guil­laume Andrieux
Pianiste : Mar­tin Surot
Con­cep­tion : Dorothée Lor­thiois

Les années 1920 sont mar­quées par une aspi­ra­tion à la lib­erté et à la joie de vivre.
Le spec­ta­cle Les Années Folles nous invite à voy­ager dans l’univers fan­tasque et anti­con­formiste de ces années-là, des chan­sons de music-hall de Mau­rice Cheva­lier, Mist­inguett et Joséphine Bak­er au réper­toire d’opérette comme Phi-Phi ou L’Amour Masqué.
Il nous fera aus­si plonger dans les rela­tions, alors en pleine évo­lu­tion, entre les hommes et les femmes, des rela­tions amoureuses, coquines, ami­cales ou frater­nelles…
Les Années Folles nous per­me­t­tront de retrou­ver Guil­laume Andrieux qui fit ses débuts aux Mar­ronniers dans le spec­ta­cle Toasts du Nou­v­el An et fut nom­mé aux Vic­toires de la Musique Clas­sique 2016 dans la caté­gorie « Révéla­tion artiste lyrique ».

Notre avis :

Avec Les Années Folles, la sopra­no Dorothée Lor­thiois a souhaité met­tre en lumière la péri­ode d’e­uphorie et d’évo­lu­tions vécue pen­dant l’en­tre-deux guer­res. Elle forme avec le bary­ton Guil­laume Andrieux un duo plein de charme, d’humour et de tal­ent. Si l’oeu­vre n’est pas con­stru­ite autour d’une his­toire à pro­pre­ment par­ler, des per­son­nages se suc­cè­dent et se répon­dent par chan­sons inter­posées. Cette for­mule qui souligne entre autres l’évo­lu­tion des rap­ports homme-femme fonc­tionne bien. Les deux artistes lyriques sor­tent en effet avec aisance de leur réper­toire habituel. Le music-hall, le jazz et l’opérette sont mis à l’hon­neur dans ce spec­ta­cle, avec l’ap­pui de l’im­per­turbable pianiste Mar­tin Surot. Une place de choix est accordée à des artistes comme Mau­rice Cheva­lier, Joséphine Bak­er ou le paroli­er Willemetz.

Et comme cerise sur le gâteau, la présence de numéros de cla­que­ttes est bien agréable. Ces choré­gra­phies en duo ne man­quent pas d’évo­quer des sou­venirs liés à des cou­ples mythiques d’Hol­ly­wood et notam­ment des stu­dios RKO. Dans un décor sim­ple — la ter­rasse d’un café — des pro­jec­tions vidéos rep­lon­gent à dif­férentes repris­es le pub­lic dans l’am­biance des années 1920, en revoy­ant le Paris de l’époque mais aus­si des per­for­mances d’artistes phares. Un tel voy­age dans le temps vers des années d’en­t­hou­si­asme et d’in­sou­ciance se refuse dif­fi­cile­ment de nos jours !