L’homme de Schrödinger (Critique)

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Théâtre musi­cal méta­physique de : Eric Chante­lauze & Samuel Sené.
Musique : Raphaël Ban­cou.
Mise en scène : Samuel Sené.
Choré­gra­phie : Amélie Fou­bert.
Scéno­gra­phie : Isabelle Huchet.
Créa­tion vidéo : Harold Simon.
Lumières : François Cabanat.
Avec : Juli­ette Behar, Julien Ratel et Lazare le Chat.

L’histoire presque vraie d’un homme qui choisit de s’enfermer dans une pièce dont il n’a qu’une chance sur deux de sor­tir vivant. Et qui y séquestre sa bien-aimée…

Notre avis :

L’homme de Schrödinger, la nou­velle expéri­ence musi­cale des créa­teurs de Comé­di­ens! est à l’af­fiche du nou­veau théâtre l’Artis­tic Théâtre.
Par­tant d’une expéri­ence de physique quan­tique dévelop­pée par Erwin Schro­ding­er sur un chat afin de déter­min­er un état entre la vie et la mort, les deux auteurs de ce spec­ta­cle inven­tent l’his­toire de Sasha, un jeune homme atteint de trou­ble obses­sion­nel com­pul­sif, qui va décou­vrir les chiffres et l’amour…
L’homme de Schrödinger est un objet musi­cal non iden­ti­fié. Au tout début, il faut s’ac­crocher. Cela va vite, très vite, et on n’est pas sûr de tout bien com­pren­dre. Mais Juli­ette Behar (Oliv­er Twist le musi­cal, Jack l’éven­treur de Whitechapel...) et Julien Ratel (La maîtresse en mail­lot de bain, Un pavé dans la cour …) vont vous con­quérir tant ils savent tout faire, et bien !
Pen­dant 1h23, temps de l’ex­péri­ence de Schrödinger, ils enchaî­nent tour à tour les per­son­nages avec brio ; ils chantent, dansent, jouent de plusieurs instru­ments acous­tiques et élec­tron­iques. Mais surtout, ils empor­tent le spec­ta­teur dans leur dimen­sion.
Sans s’en ren­dre compte, ils nous font réfléchir au monde actuel et nous lais­sent avec un sen­ti­ment de trop peu, une fois l’ex­péri­ence ter­minée.
N’ou­blions pas de men­tion­ner tout ce qui con­stitue élégam­ment ce spec­ta­cle et qui le ren­force : la musique éclec­tique de Raphaël Ban­cou, la scéno­gra­phie épurée et ingénieuse d’Isabelle Huchet (qui signe aus­si les cos­tumes) , les créa­tions visuelles d’ Harold Simon qui nous aident à com­pren­dre le pro­pos et les choré­gra­phies toutes en poésie d’Amélie Fou­bert.
En bref, l’Homme de Schrödinger est une belle nou­velle créa­tion, grâce à Samuel Sené et Eric Chante­lauze, qui savent encore une fois nous sur­pren­dre et nous emmen­er dans leur univers, non sans risques. On en ressort con­quis, avec (presque) l’en­vie d’en savoir plus sur la physique quan­tique. Un vrai coup de cœur !
Un con­seil : ne cherchez pas à vous remé­mor­er qui est Schrödinger ou bien à lire à nou­veau au sujet de son expéri­ence avant de voir le spec­ta­cle. Allez‑y et lais­sez vous porter !