Paris Chéri(es) (Critique)

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Avec Léo­vanie Raud, Char­lène Duval, Guil­laume Beau­jo­lais, Alex­is Méri­aux, Pas­cal Ney­ro, Friv­o­l’Ensem­ble
Met­teur en scène : Christophe Miram­beau

Résumé : Lais­sez-vous entraîn­er dans le Paris coquin mythique et éter­nel !
Tout ce que vous avez tou­jours voulu qu’on vous chante sur le sexe sans avoir jamais osé le deman­der.
Une fan­taisie-revue où il est si bon d’être polis­son et rire à grands éclats, où la séduc­tion, l’amour et le sexe sont la pre­mière rai­son de vivre.
Venez danser le Mam­bo de Les­bos, cueil­lir des Ananas, vis­iter la rue de la Raie, admir­er un joli Fusil et penser : c’est bon, en par­lant de Ça ! Paris-Chéri(es) vous attend, avec des garçons et des garçonnes, Jésus-la-Caille ou Mes­saline, des femmes fatales ou de coquines ingénues.
Paris-Chéri(es), du chic, du glam­our, du *** avec les 16 vir­tu­os­es du Friv­o­l’Ensem­ble, et un cast­ing chic, glam­our.

Notre avis : Avec un orchestre du ton­nerre de 16 musi­ciens, cette « fan­taisie-revue » selon les ter­mes de son con­cep­teur et met­teur en scène Christophe Miram­beau, con­stitue une par­faite cure de jou­vence. Mené par un quin­tet de choc et de charme, tout un réper­toire pour le moins leste se dévoile, à un rythme effréné, en faisant la part belle à l’humour, au glam­our et la déri­sion. Christophe Miram­beau n’a pas son pareil pour dénich­er des airs incroy­ables (le plus ancien, repris par les spec­ta­teurs, date de 1904… mais nous vous lais­sons la sur­prise de la décou­verte) et ses inter­prètes pos­sè­dent tous les argu­ments pour les délivr­er au pub­lic avec tal­ent et, n’hésitons pas à le dire, con­vic­tion. Ain­si Char­lène Duval dans son grand numéro des « Ananas » fait-elle ploy­er la salle de rire. Autant dire que l’on ne s’ennuie pas une sec­onde durant les presque deux heures de show. Léo­vanie Raud, Guil­laume Beau­jo­lais, Alex­is Meri­aux ne ména­gent pas leurs efforts pour inter­préter toutes ces chan­sons où le dou­ble sens, le jeu de mot, la métaphore per­me­t­tent toutes les déli­cieuses audaces. Pas­cal Ney­ron, en mon­sieur loy­al, n’est pas en reste et la direc­tion de Jean-Yves Aiz­ic donne toute sa vital­ité à cette revue idéale. Les Friv­o­lités parisi­ennes n’ont jamais aus­si bien porté leur nom ! Allez vous encanailler, vous ne le regret­terez pas.