Priscilla, folle du désert

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Casino de Paris - 16 rue de Clichy - 75009 Paris - M° Trinité.
Du 25 février 2017 au 9 juillet 2017 - Reprise pour 15 représentations du 8 septembre au 17 octobre 2017 (voir dates et horaires spécifiques).
Du mercredi au samedi à 20h30. Le samedi à 15h30. Le dimanche à 18h.
De 40 € à 70 €.

Adap­tée du célèbre film aus­tralien du même nom, sor­ti en salles en 1994, prix du pub­lic à Cannes avant de recevoir l’Oscar des meilleurs cos­tumes en 1995. Sa bande-son est la plus dan­sée de l’histoire, sur scène, le défilé inin­ter­rompu de chan­sons et de choré­gra­phies font de Priscil­la la comédie musi­cale « feel good » par excel­lence. C’est l’histoire tout aus­si fan­tasque que le film, haute en couleur, généreuse et drôle, de trois amis qui s’apprêtent à tra­vers­er le désert aus­tralien, de Syd­ney à Alice Springs, pour y présen­ter leur spec­ta­cle de drag queen. Ils optent pour un bus qu’ils bap­tisent Priscil­la pour le voy­age de leur vie. Sur la route, ils ne trou­vent pas que l’amour et l’amitié, mais bien plus que ce qu’ils n’auraient osé imag­in­er. Un voy­age ryth­mé par les plus grands tubes de la musique dis­co de tous les temps, de Tina Turn­er à Glo­ria Gaynor, d’Aretha Franklin à Earth, Wind & Fire, de Madon­na à Kylie Minogue, Cyn­di Lau­per… Sur scène, une troupe de 30 artistes, 500 cos­tumes excen­triques, 200 per­ruques déli­rantes, un auto­bus totale­ment robo­t­isé, une énorme pro­duc­tion pilotée par une tech­nique des plus com­plexe et sophis­tiquée. Priscil­la sta­tion­nera au Casi­no de Paris pour vous inviter à une expéri­ence musi­cale hors du com­mun !

Notre avis : Adap­té du film de 1994, le musi­cal Priscil­la, Queen of the Desert a été créé en 2006 à Syd­ney avant de con­naître un suc­cès inter­na­tion­al. En France, c’est un habitué des spec­ta­cles basés sur les musiques des années dis­co qui décide de pro­duire le spec­ta­cle, Claude Cyn­dec­ki (« Stars 80 », Flash­dance, « Danse avec les stars »), et Philippe Hersen (Flash­dance) s’est occupé de l’adaptation française ain­si que de la mise en scène sur les planch­es du Casi­no de Paris. Suiv­ant le road-trip de deux drag queens et d’une femme trans­sex­uelle à tra­vers l’Australie, ce juke­box musi­cal traite tour à tour de sujets comme l’homophobie ou la peur de l’inconnu.
Dès le début du spec­ta­cle, le ton est don­né avec trois divas sus­pendues chan­tant à gorge déployée « It’s Rain­ing Men » au-dessus des artistes dansant et chan­tant en play­back. L’œil est instan­ta­né­ment attiré par les superbes cos­tumes réal­isés par Frédéric Olivi­er, dans la lignée des cos­tumes orig­in­aux qui avaient décroché plusieurs récom­pens­es. Con­cer­nant le spec­ta­cle en lui-même, l’énergie est de mise et les per­son­nages prin­ci­paux arrivent à ne pas tomber dans la car­i­ca­ture, ce qui n’est pas for­cé­ment le cas de cer­taines scènes d’ensemble, en par­ti­c­uli­er dans les saloons. Lau­rent Bàn campe un Dick / Miss Mitzi touchant tan­dis que David Alex­is joue une Bernadette caus­tique au pos­si­ble, véri­ta­ble atout humoris­tique déclen­chant sou­vent le rire du pub­lic grâce à ses répliques acerbes envers Bradley, joué par Jim­my Bourcereau. Le spec­ta­cle reprend la forme de celui ayant été pro­duit à Broad­way, ne vous atten­dez donc pas à retrou­ver l’intégralité des morceaux du film, mais vous ne serez pas dépaysés puisque les scènes cultes ont été intel­ligem­ment gardées dans la pro­duc­tion scénique. Il n’est cepen­dant pas rare de s’étonner du vide scénique que les danseurs et les écrans tapis­sant le fond de scène ont bien du mal à combler, mal­gré des choré­gra­phies agréables. Quelques longueurs rompent égale­ment le rythme général, en espérant que celles-ci ne sub­sis­teront pas une fois le spec­ta­cle rodé.
Priscil­la, folle du Désert reste un spec­ta­cle diver­tis­sant qui ravi­ra les nos­tal­giques de la péri­ode dis­co et dont le mes­sage d’amour et de tolérance touchera le plus grand monde.