Canada — Choir Boy (Critique)

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Steven Charles (Pharus) et Lyn­dz Dan­tiste ( AJ) dans Choir Boy © Andrée Lan­thi­er

Écrit par Tarell Alvin McCraney
Met­teur en scène : Mike Payette
Directeur musi­cal et arrangeur : Floy­dd Rick­etts

Dis­tri­b­u­tion :
Patrick Abel­lard, Vlad Alex­is, Quin­cy Armor­er, Steven Charles, Lyn­dz Dan­tiste, Christo­pher Park­er et Paul Rainville

La pre­mière mon­di­ale de Choir Boy a eu lieu en 2012 au Roy­al Court, à Lon­dres (Roy­aume-Uni), et ses débuts sur Broad­way sont prévus pour décem­bre 2018. Il s’agit d’une belle oppor­tu­nité pour les Mon­tréalais d’assister à Choir Boy, ici même, dans la métro­pole.

Notre avis :
Le théâtre Cen­taur frappe un grand coup avec la présen­ta­tion du drame musi­cal Choir Boy. Cette pièce a pour per­son­nage prin­ci­pal Pharus, jeune gay qui rêve d’être le leader de la légendaire chorale de l’école Charles R. Drew Prep School for Boys.

Écrit par Tarell Alvin McCraney, celui-là même qui a gag­né en 2017 l’Oscar du meilleur film avec le chef d’oeu­vre Moon­light, Choir Boy jette un regard som­bre sur le pas­sage vers l’âge adulte et le regard des autres vis-à-vis d’un jeune gay. Ain­si, mal­gré quelques pas­sages tein­tés d’humour, le fond de l’histoire est empreint de tristesse et du dés­espoir de ces jeunes.

Le jeune et tal­entueux Steven Charles, dans le rôle de Pharus, offre une presta­tion à la hau­teur de nos attentes ; sa voix et sa présence sur scène sont des plus appré­ciées ! On pour­rait lui reprocher d’être un peu trop efféminé et de faire de son per­son­nage un stéréo­type mais sa fragilité démon­tre la douleur et la tristesse qui se cachent der­rière ce jeune noir gay.

La troupe de Choir Boy © Andrée Lan­thi­er

Un tra­vail remar­quable a été accom­pli par le met­teur en scène pour la scène où Pharus se fait bat­tre. Sans nous mon­tr­er visuelle­ment le trag­ique inci­dent, on nous fait com­pren­dre ce qui s’est passé.

La jeune troupe a été choisie avec soin et portée par deux comé­di­ens d’expérience ; leurs per­for­mances vocales et leur façon de jouer sont homogènes et irréprochables. En out­re, le pub­lic appréciera les (trop) courts moments d’harmonies vocales a capel­la.

Choir Boy n’est pas un spec­ta­cle où le pub­lic éclate de rire, certes, mais il en ressort ému, per­plexe et plein de réflex­ion.

Bil­lets disponibles dès main­tenant au Cen­taur The­atre