Carnet de notes (Critique)

0
996

Mise en scène : Mar­i­line Gour­don Devaud & Isabelle Turschwell.
Lumières : Jaco Bidermann.
Cos­tumes : Mag­a­li Murbach.

Avec en alter­nance : Stéphanie Cavail­lès ou Émi­lie Hédou, Mar­i­line Gour­don ou Vir­ginie Bracq, Philippe Gouin ou Pierre Devanne, Vin­cent Hédou ou Christophe Char­ri­er, Isabelle Turschwell ou Anaïs Ancel, Nes­sim Vidal ou Lau­rent Labruyère, Camille Voitel­li­er ou Anne Louise de Ségogne.

Résumé : Ils sont 7. Ils parais­sent 30. Ils sont enfants. Ils sont enseignants. Ils nous racon­tent leur his­toire, leurs his­toires d’école, des écoles. De la pri­maire au bac, du XXe siè­cle à nos jours, en pas­sant par la can­tine et la cour de récré, ils nous trans­met­tent leurs sou­venirs, leur vécu. Des filles et des garçons, des voix et des notes pour racon­ter l’histoire de tout le monde, l’histoire de ces journées sur les bancs de l’école, à suiv­re à la let­tre et à la ligne le pro­fesseur et la maîtresse.

Notre avis : C’est une scène qua­si­ment vide et plongée dans la pénom­bre qui nous accueille dans la petite salle du Lucer­naire. Seuls une con­tre­basse et un ukulélé trô­nent de part et d’autre du plateau. Mais dès que les pre­mières lumières s’al­lu­ment, c’est une mise en scène ryth­mée, réglée au mil­limètre, qui nous entraîne dans l’u­nivers de l’é­cole. Le spec­ta­cle est habile­ment écrit pour ne pas se figer dans une époque et quel que soit notre âge, on peut s’i­den­ti­fi­er à chaque sit­u­a­tion. Les comé­di­ens chantent et dansent le malaise des profs, la cour de récré, les pre­mières his­toires d’amour grâce à divers­es repris­es d’airs plus ou moins datés, de La Boum aux Fatals Picards… tout cela en s’ac­com­pa­g­nant d’in­stru­ments divers (une con­tre­basse, un ukulélé et plusieurs gui­tares acous­tiques notam­ment). Cette petite pépite de théâtre musi­cal, même si elle ne suit pas de fil directeur, traite le sujet de l’é­cole avec beau­coup d’in­tel­li­gence et de sen­si­bil­ité. On adore aus­si bien les scènes d’ensem­ble hila­rantes où les élèves cla­ment détester la can­tine ou bien ten­tent de com­pren­dre la repro­duc­tion, que les instants touchants comme le slam d’une maîtresse reprenant Le Blues de l’in­sti­tu­teur de Grand Corps Malade. Les comé­di­ens-chanteurs, égale­ment musi­ciens pour la plu­part, impres­sion­nent par leur aisance musi­cale et leur flex­i­bil­ité dans le jeu, pas­sant d’un rôle, d’une sit­u­a­tion à l’autre avec légèreté. Un spec­ta­cle qui ne man­quera pas de vous faire retomber en enfance, et que l’on recom­mande vivement !

- Publicité -