Kid manoir 2 (Critique)

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De Guil­laume Beau­jo­lais, Fred Colas, David Rozen
Mise en scène : David Rozen
Arrange­ments : Syl­vain Genevay
Choré­gra­phies : Johan Nus
Lumières : Alex Decain
Avec Raphaëlle Arnaud, Anis­sa Bel­lone, Seb Val­ter, Kaï­na Bla­da, Joris Con­quet, Gaëlle Gau­thi­er, Sebas­tiao Sara­m­a­go, David Koenig, Christo­pher Lopez…

Après le grand suc­cès de « Kid Manoir », la comédie musi­cale incon­tourn­able qui vous a fait vivre des aven­tures fab­uleuses, voici l’arrivée de « Kid Manoir 2 » qui vous con­duit au cœur de l’Egypte anci­enne et de ses mys­tères.

Ani­mé par la sub­lime Mali­cia, ce nou­v­el épisode du jeu inter­ac­t­if Kid Manoir accueille qua­tre nou­veaux can­di­dats dans le palais oublié de l’antique cité de Tanis. Un seul d’en­tre eux pour­ra avec l’aide du pub­lic, devenir le gag­nant et ain­si rem­porter le fab­uleux tré­sor de Kid Manoir.
Mais le jeu est inter­rompu par l’attaque d’une momie aux pou­voirs sur­na­turels qui va les emmen­er tout droit sur les traces d’anciens pharaons d’Egypte. Entre malé­dic­tions, sar­cophages et trahi­son, qui aura assez de courage pour déchiffr­er les énigmes légendaires et braver les Dieux ?

Une his­toire d’amour, d’honneur et de magie pour le plus grand plaisir de tous !

Notre avis (2013) :

Après le suc­cès du pre­mier opus, Kid Manoir revient dans sa ver­sion égyp­ti­enne. On retrou­ve l’esprit du jeu inter­ac­t­if avec une ani­ma­trice ultra-dynamique, des can­di­dats au pro­fil “scoobi­di­ens” et une énigme qui sert de départ à une aven­ture pleine de rebondisse­ments.
Avec des sar­cophages qui ser­vent de pas­sages secrets et un jeu de lumière très adroit, le décor aux couleurs de l’Egypte est par­ti­c­ulière­ment réus­si. Les cos­tumes ne déno­tent pas, et les momies se révè­lent d’ailleurs très effrayantes pour les très jeunes spec­ta­teurs. Musi­cale­ment, si on peut regret­ter l’absence de musi­ciens live, les arrange­ments aux sonorités effrayantes sont plutôt de bonne fac­ture. Le cast­ing ne démérite pas. Les can­di­dats ont de belles voix puis­santes et mènent le show sans fausse note. Petit bémol pour la sonori­sa­tion sou­vent sat­urée dès que les artistes pous­saient un peu la voix… Les chan­sons sont entraî­nantes et par­fois très émou­vantes comme le duo entre les deux frères Aménophis et Seti. Le jeu des comé­di­ens est juste, les com­bats bien choré­graphiés. L’intrigue est riche en rebondisse­ments, et les enfants n’en per­dent pas une miette. La mise en scène est très ryth­mée et joue sou­vent la carte du bur­lesque, tan­dis que les per­son­nages sont directe­ment inspirés de Scoo­by-Doo. L’énergie déployée par les artistes sur scène porte le pub­lic tout du long, et la chan­son finale con­clut le spec­ta­cle dans une ambiance fes­tive. Dom­mage toute­fois que le spec­ta­cle se ter­mine avant que le jeu ne soit “fini” et le gag­nant dévoilé. Il reste un léger goût d’inachevé quand le rideau tombe. En résumé, Kid Manoir 2 est un spec­ta­cle plein d’aventures et de momies qui ravi­ra tous les enfants qui aiment se faire peur.
(Léa Rozen­tal)
Mise à jour (octo­bre 2017) :
De retour pour 40 représen­ta­tions excep­tion­nelles au théâtre Antoine, le phénomène Kid Manoir con­tin­ue de con­quérir le pub­lic pour la dix­ième année con­séc­u­tive, la six­ième pour La Malé­dic­tion du Pharaon. Cet opus n’a rien per­du de sa fraîcheur et de son énergie. L’am­biance angois­sante créée par les dif­férents décors, jeux de lumières et cos­tumes cap­tive le jeune pub­lic. Seule la toile cen­sée représen­ter le ciel mérit­erait d’être améliorée, celle-ci gâchant quelque peu la scéno­gra­phie de cer­taines scènes. Mais cela n’en­tache en rien la qual­ité du spec­ta­cle, dont le rythme effréné de la mise en scène, asso­cié à des chan­sons aux rythmes exal­tants, embar­que même le pub­lic adulte. La dis­tri­b­u­tion, très changeante d’une sai­son sur l’autre, est excel­lente. Des artistes comme Seb Val­ter (Oliv­er Twist, Guten­berg…), Raphaëlle Arnault (Le Pirate et la Poupée, Alice, Robin des Bois : La Légende ou presque) ou Sebas­tiao Sara­m­a­go (Flash­dance, La petite fille aux allumettes…) camp­ent avec brio les per­son­nages de cette aven­ture déjan­tée. La men­tion spé­ciale revient à Gaëlle Gau­thi­er (Mam­ma Mia, Le prince et le pau­vre…), irré­sistible en Mali­cia, l’an­i­ma­trice du jeu, rôle qu’elle occupe depuis plusieurs années.
(Melvil Lesage)