Ni les femmes ni la Terre

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Théâtre de l’Uchronie – 19, rue de Marseille, 69007 Lyon.
Du mercredi 7 au samedi 10 janvier 2026 (à 19h30).
Réservations sur le site du théâtre.

Deux femmes, deux corps, deux voix. Qui dansent, qui jouent et rêvent, dans la matière, à ce que pourrait être le monde de demain, dans le respect des femmes et de la Terre. À ce monde auquel on n’ose à peine rêver tant il nous paraît lointain.

Deux femmes, deux corps, mille voix. Qui dansent, qui jouent et croisent leurs histoires avec la grande Histoire, celle que d’autres Grandes Femmes ont avant elles inventée, revendiquée et construite.

Sous le regard de deux moires, gardiennes et tisserandes du destin, resurgissent, tantôt par les mots, tantôt par la danse, les actions des femmes au camp de la paix de Greenham Common, la langue de Monique Wittig, l’imaginaire de Wendy Delorme, les réflexions de Starhawk.

Sans faire l’impasse sur la douleur, les manques et les embûches, et loin d’être une douce utopie, ce spectacle nous invite à prendre en mains notre futur : dans l’intime comme au dehors, dans les petites choses comme dans les grandes. Une porte entrouverte sur d’autres possibles à modeler ensemble, avec humilité et courage. Et dès aujourd’hui.

* « Ni les femmes ni la Terre ne sont des territoires de conquêtes. » [Slogan écoféministe]

Notre avis : La compagnie Ligne de Crêtes porte des spectacles pluridisciplinaires amenant à s'interroger sur le monde. Aurora Cavazzin et Manou Benoit, autrices et interprètes de Ni les femmes ni la Terre, mêlent théâtre et danse en questionnant la place de la femme dans la société. Elles portent la voix de femmes de différents lieux et époques confrontées à divers préjugés et discriminations.

Les propos sont exprimés sans détours sous une forme quasi documentaire. L’œuvre parvient cependant à ne pas demeurer trop abrupte. Certes, les nombreuses chorégraphies expriment parfois des formes de tension ou d'oppression. Elles manifestent toutefois également une forme de liberté du corps et de l'esprit de la femme. Cette vitalité est précieuse pour les personnages mais également pour le spectateur à sa sortie du théâtre. Les chorégraphies s'appuient sur des choix originaux. Elles sont parfois réalisées sans musiques, les artistes scandant alors les enchaînements à réaliser. Les musiques retenues marient agréablement des formes d'électro et de musiques orientales.

Ni les femmes ni la Terre propose au final l'espoir d'un avenir où notre Terre, ce bien commun, serait respectée et partagée dignement entre toutes et tous. Signe encourageant, Ni les femmes ni la Terre affiche d'ores et déjà complet, avec une part non négligeable de spectateurs masculins.

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