Bond symphonique

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Le Grand Rex - 1, boulevard Poissonnière, 75002 Paris.
Les 11 et 12 février 2023.
Renseignements et réservations sur le site du Grand Rex et sur la page Facebook du spectacle.

Bond Sym­phonique est le pre­mier con­cert sym­phonique d’après les thèmes musi­caux et les chan­sons des films de James Bond, inter­prétés par cinquante musi­ciens de l’orchestre Colonne et Musidra­ma et deux chanteurs.

Lors du con­cert Bond Sym­phonique, vous retrou­verez les thèmes les plus con­nus, dont le fameux « James Bond Theme », musique instru­men­tale qui appa­raît dans l’in­tro­duc­tion de tous les films.

Mais aus­si les titres dont la seule évo­ca­tion vous fait tout de suite fre­donner l’air : 1 Goldfin­ger », « Dia­monds Are For­ev­er », « Gold­en­Eye », « Sky­fall », « Live and Let Die », « Die Anoth­er Day », « The Liv­ing Day­lights », « A View to a Kill », « You Only Live Twice », « Nobody Does It Better »…

Notre avis (paru lors des con­certs au Grand Rex en févri­er 2020) : En assis­tant à ces deux soirées excep­tion­nelles, le pub­lic — des bon­dophiles aver­tis mais aus­si des fans de musique de film, des nos­tal­giques du ciné­ma d’es­pi­onnage, des amoureux du con­cert… — ne cachait pas sa gour­man­dise. Celle de venir enten­dre de près et d’en fris­son­ner— magie du spec­ta­cle vivant oblige —,  le fameux thème d’ou­ver­ture et les indé­mod­ables génériques immor­tal­isés par Shirley Bassey, Tina Turn­er, Duran Duran, A‑Ha, Paul McCartney…

On pou­vait compter sur Prisca Demarez et Damien Sar­gue pour insuf­fler de nou­veaux et puis­sants accents à ces chan­sons que tout le monde a dans l’or­eille. Lui finit par pren­dre la pleine mesure de sa rock atti­tude en livrant un « You Know My Name » ful­gu­rant. Elle con­voque les icônes aux voix rauques qui l’ont précédée pour se révéler rugis­sante dans « Gold­en­Eye », envoû­tante dans « Dia­monds Are For­ev­er » et absol­u­ment irré­sistible dans « Sky­fall ».

À cette petite dizaine d’in­con­tourn­ables s’en­tremê­lent d’in­tens­es et somptueuses pages orches­trales, moins con­nues, mais qui savent recréer, sans l’aide des images, ces ambiances si typ­iques de l’u­nivers de James Bond. Celles qui nous tien­nent en haleine : les pour­suites à ski, les bal­lets de cap­sules spa­tiales, les com­bats aqua­tiques, cet inquié­tant pétroli­er qui absorbe des bateaux… on s’y croirait ! Mais aus­si le charme et la sen­su­al­ité avec « We Have All the Time in the World », « Licence to Kill », « Mr. Kiss Kiss Bang Bang ».

Surtout que Samuel Sené — grand tri­om­pha­teur de la soirée — se mon­tre impec­ca­ble en maître de céré­monie qui sait charmer son pub­lic. À la tête de cinquante musi­ciens — un orchestre sym­phonique com­plété par une sec­tion ryth­mique — vis­i­ble­ment enjoués, il redonne vie à toute la diver­sité de la fran­chise 007. Pas­sion­nant, un peu à la façon d’un Bern­stein dans les Young Peo­ple’s Con­certs, il explique quelques secrets ingré­di­ents de la com­po­si­tion musi­cale. Pas­sion­né, il prend un plaisir man­i­feste, non sans humour et à tra­vers de tru­cu­lentes anec­dotes, à racon­ter la genèse des morceaux présen­tés et à faire le lien entre les dif­férents com­pos­i­teurs qui ont mis la main à la pâte. John Bar­ry en tête, mais aus­si d’autres venus du monde de la comédie musi­cale, comme Lionel Bart (« From Rus­sia with Love ») et Mar­vin Ham­lisch (« Nobody Does It Bet­ter »), respec­tive­ment con­nus pour Oliv­er! et A Cho­rus Line.

Après les ova­tions nour­ries du pub­lic, le chef con­fie avec mal­ice qu’il a déniché dans l’après-midi la par­ti­tion de la chan­son du prochain opus, No Time to Die, dévoilée seule­ment la veille au monde entier, et, généreuse­ment, il s’in­stalle au piano pour, accom­pa­g­né de deux col­lègues musi­ciens, l’of­frir en bis qua­si impro­visé, met­tant ain­si en transe les spec­ta­teurs. Un événe­ment triomphal.

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