Double Fracture : entre sourires et émotion, Jean-Baptiste Darosey se met à nu.
C'est l'histoire du petit Jean-Bastien qui vit en Haute-Saône. Fils de paysan, il a du mal à trouver sa place dans ce monde rural. Alors, avec sa maman, il se raconte des histoires et se réfugie dans les films et les comédies musicales. Mais l'été de ses quatorze ans, sa maman disparaît.
C'est l'histoire de Jean-Bastien qui se retrouve seul.
Seul pour confronter son père et un environnement qui ne le comprend pas.
Seul pour assumer sa différence et son homosexualité.
Seul pour refuser une vie dont il ne veut pas.
Seul enfin pour réaliser son rêve.
Notre avis (représentation du 16 février 2026) : Chantée, dansée et jouée, cette partition s'apparente à une quête, celle de pouvoir révéler sa vraie personnalité face aux préjugés – et un hommage sincère et affectueux au monde paysan ainsi qu'à celles et ceux qui n'ont jamais la parole qui nous est offerte.

La scénographie, simple mais efficace, nous plonge habilement dans les situations de la narration, qui nous transporte de la ferme parentale à l'hôpital, ou bien encore vers des clubs coquins parisiens ! Le texte, toujours percutant, nous fait passer du rire franc à l'émotion. Jean-Baptiste Darosey (Odyssée, la conférence musicale, L'Embarras du choix, Peau d'homme) confirme un réel talent de conteur. La parodie du film de François Ozon Huit Femmes restera dans les mémoires – nous vous laissons la découvrir !
Sans ressenti d'amertume face aux blessures de la vie, la construction et l'apprentissage de ce jeune garçon s'avèrent passionnants. Entre deux pas de danse et quelques jolis refrains, talent et humour se donnent rendez-vous avec les mots.
Double Fracture est un seul en scène à savourer tous les lundis et mardis à 21 heures à la Comédie des 3 Bornes jusqu'au 30 juin.





























