La 42e rue fait son show coûte que coûte !

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France Musique sou­tient, pour la troisième année, la grande soirée 42e rue, qui devient donc un véri­ta­ble ren­dez-vous ! Elle sera cette année, au vu des cir­con­stances par­ti­c­ulières, dif­fusée le lun­di 14 décem­bre en direct sur France Musique (et en vidéo sur Face­book live).

Alors que le pub­lic n’a plus accès aux salles, l’émission souhaite soutenir et fêter les artistes et créat­ifs qui con­tin­u­ent à s’activer, créer et répéter. Lau­rent Val­ière nous racon­te qu’il souhaite créer un « ren­dez-vous qui rassem­ble la grande famille de la comédie musi­cale, surtout en cette année si par­ti­c­ulière où les spec­ta­cles ont été annulés », mais aus­si « célébr­er cette com­mu­nauté qui a beau­coup d’énergie et qui fait preuve d’un renou­velle­ment incroy­able à la fois chez les auteurs, les acteurs… L’idée est de mon­tr­er toute cette dynamique tout en con­tin­u­ant à insuf­fler de nou­velles choses à notre petite échelle avec nos com­man­des ».

Alex­is Piv­ot et Agnes Jaoui

Cette année en effet, une nou­velle créa­tion orig­i­nale sera présen­tée pour l’occasion, et c’est Agnès Jaoui qui se charge de l’écriture. Non étrangère à la comédie musi­cale, l’actrice aux mul­ti­ples cas­quettes s’y est même for­mée aux États-Unis, et tout le monde garde en tête son rôle d’étudiante en His­toire dans On con­naît la chan­son d’Alain Resnais. Le maître de céré­monie nous prévient : « Cela va être du Agnès Jaoui : c’est génial. J’ai assisté aux répéti­tions, c’est une chance incroy­able. » Elle a choisi, pour l’accompagner dans sa créa­tion, le com­pos­i­teur Alex­is Piv­ot.

Au pro­gramme, de nom­breuses créa­tions :  Mars-2037, comédie musi­cale de sci­ence-fic­tion de Pierre Guil­lois, Exit autour du Brex­it par Didi­er Bail­ly, Stéphane Laporte et Gaé­tan Borg et La Crème de Nor­mandie, une farce d’Hervé Devloder située dans un bor­del. La soirée pro­posera au grand pub­lic de décou­vrir la ver­sion musi­cale de Poil de Carotte imag­inée par Zabou Bre­it­man et Rein­hardt Wag­n­er.

Mais aus­si des avant-pre­mières : Sin­gin’ in the Rain pro­duit par Ars Lyri­ca, Char­lie et la Choco­la­terie de Philippe Hersen, The Music Man de l’Opéra de Lyon et du Théâtre de la Croix-Rousse, Un dia­ble à Paris, l’opéra-comique de Mar­cel Lat­tès prévu au Théâtre de l’Athénée et Les Pro­duc­teurs vu par Alex­is Micha­lik. Pour Lau­rent Val­ière, ce dernier con­stitue « un excel­lent ambas­sadeur parce qu’il sait touch­er le grand pub­lic. Le genre a besoin de ce genre d’initiatives pour prou­ver que nous avons aus­si des tal­ents en France ». Il pré­cise aus­si : « Vous allez être sur­pris de son cast ! »

Et il ne s’arrête pas là : « On sait très bien qu’en France la comédie musi­cale est très stéréo­typée ! » s’exclame-t-il. C’est pourquoi l’hôte veut faire tomber les bar­rières. Aus­si a‑t-il invité à le rejoin­dre la trompet­tiste clas­sique Luci­enne Renaudin Vary et le groupe pop Cat­a­stro­phe dont le nou­v­el album Gong ! est sous-titré « Comédie musi­cale ».

Pas de bande-son pour cette soirée magis­trale, Lau­rent nous racon­te le mer­veilleux tra­vail de Thier­ry Boulanger : « On peut dire que c’est l’orchestre de 42e rue puisqu’il est con­fec­tion­né spé­ciale­ment pour la soirée par Thier­ry Boulanger. Il en est le directeur musi­cal mais aus­si l’orchestrateur : il arrange toutes les pièces pour son orchestre sur mesure. C’est un tra­vail énorme ! On veut don­ner aux auteurs la chance de présen­ter leurs œuvres dans des con­di­tions incroy­ables. »

Notre dis­cus­sion se finit sur cette note recon­nais­sante : « J’ai la chance d’être à France Musique qui me donne les moyens d’offrir un accueil for­mi­da­ble et une scène aux artistes. Dans le con­texte actuel, je trou­ve cela mer­veilleux. Nous sommes aus­si soutenus par un parte­naire très impor­tant qui est la SACD. Nous sommes là pour soutenir les artistes et la créa­tion en France. » Et en effet pour cette édi­tion, on retrou­vera sur scène 60 artistes, 25 musi­ciens, ce qui s’avère un véri­ta­ble casse-tête pour respecter les règles san­i­taires mais qui prou­ve bien que la cul­ture est une « une fenêtre néces­saire » en tout temps.

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