Nineteen

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13e art – Centre commercial Italie Deux, 75013 Paris.
Jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 novembre 2022 à 21h. Durée : 1h30.
Informations complémentaires et réservations sur le site du théâtre.

Col­lec­tif précurseur, inno­vant et engagé, le Pock­e­mon Crew a, depuis ses débuts il y a vingt ans, con­tribué à faire entr­er la danse hip-hop dans les théâtres. En plus d’une tech­nic­ité sans faille, ses danseurs ont imposé un style unique porté par la force et les valeurs des bat­tles : respect, per­sévérance, dépasse­ment de soi et ouver­ture d’esprit.

Le Pock­e­mon Crew présente aujourd’hui sa nou­velle créa­tion, Nine­teen, fable écologique qui invite le spec­ta­teur à se ques­tion­ner sur l’état du monde et à envis­ager un avenir meilleur à tra­vers la danse hip-hop. En con­frontant les réc­its mythologiques et les dis­cours sci­en­tifiques sur la créa­tion de la Terre, cette pièce ques­tionne la place de l’humain et les con­séquences de ses actes sur son écosys­tème. Elle trans­pose sur scène la créa­tion de l’univers et son évo­lu­tion en entre­choquant les corps, les déplaçant de manière trib­ale et animale.

Notre avis : J’avoue hum­ble­ment mon incul­ture dans le domaine de la break­dance : la décou­verte de ce spec­ta­cle n’en fut que plus saisissante.
En effet, si le pro­pos écologique, qui sert de base à cette choré­gra­phie, n’est pas for­cé­ment sim­ple à percevoir (cer­tains tableaux étant plus explicites que d’autres, mais sans for­mer une trame nar­ra­tive facile à décrypter), l’intérêt pour ce spec­ta­cle est ailleurs.
En l’occurrence dans les prouess­es physiques stupé­fi­antes de cette troupe, l’individuel se fon­dant dans le col­lec­tif. Ain­si il est assez rare qu’un seul danseur « tire la cou­ver­ture à lui », mais ce sont bien les fig­ures de danse con­juguées qui empor­tent le pub­lic dans un tour­bil­lon. Les acro­baties exi­gent des danseurs un état physique au top, l’énergie qu’ils libèrent avec ces fig­ures divers­es a tôt fait de se trans­met­tre à un pub­lic qui d’en­t­hou­si­aste passe à exta­tique. La seule présence fémi­nine, aux fig­ures moins spec­tac­u­laires mal­gré des con­tor­sions impres­sion­nantes, tire par­faite­ment son épin­gle du jeu. Elle sem­ble représen­ter une fig­ure tutélaire (la Terre ?) face à la testostérone mas­cu­line qui s’épanouit tan­tôt dans les batailles, tan­tôt dans l’harmonie, par le biais de fig­ures partagées entre les danseurs.
En out­re il sem­ble que Riyad Fghani, grand orches­tra­teur, ait rem­porté son pari puisque sa demande d’inscrire la break­dance comme dis­ci­pline olympique sem­ble avoir été enten­due. Il con­vien­dra donc, en 2024, de suiv­re cette troupe au mois d’août : impos­si­ble qu’ils ne par­ticipent pas à cette bat­tle d’un autre genre !

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