Seuls mes cheveux sont gris

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Théâtre Libre – 4, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.
Du 5 février au 15 mars 2026.
Renseignements et réservations sur le site du théâtre.

Notre avis (représentation du 5 février 2026) : Il s'agit là d'une variation directement inspirée du Barbier de Séville, mise au goût du jour par Wendy Beckett, auteure et metteuse en scène australienne.
Changement de registre pour cette dernière qui nous a livré auparavant des œuvres plus sombres telles Claudel, Anaïs Nin une de ses vies ou bien encore Un espoir et plus récemment Sappho.

Dans Seuls mes cheveux sont gris, nous faisons la connaissance de Georges, un aristocrate qui, se faisant passer pour pauvre, aura pour dessein de séduire Deborah, fleuriste pour le moins extravagante. Mais c'est compter sans Bartolini, un riche marchand qui a aussi des vues sur la jeune femme...

De pittoresques figures hautes en couleur viendront agrémenter la comédie : Figaro, le barbier entremetteur ; Suzanne, l'espiègle fille du comte ; ainsi qu'une improbable clocharde qui surgit toujours à des moments où on ne l'attend pas !

Traduit et ciselé par Stéphane Laporte qui alterne l'écriture et l'adaptation de pièces avec celles de musicals de renom (Le Roi lion, Mamma Mia!, Frankenstein Junior), cet agréable divertissement tient la route grâce au talent de ses interprètes qui se donnent à fond dans la fantaisie la plus pure.

Thibault de Montalembert, happé par le cinéma et par la télévision – se faisant de fait rare au théâtre –, déploie ses facettes d'amuseur et défend bien son rôle de séducteur, face à Hélène Babu que l'on retrouve toujours avec plaisir. Elle passe allègrement de Roussin à Goldoni avec une grâce infinie sans pour autant négliger les auteurs contemporains. Guilaine Londez se fait remarquer dans un emploi fantôme de SDF et montre ainsi son aisance à endosser des emplois variés tant au théâtre qu'au cinéma. Gilles Vajou (impayable Édouard Dindon tout récemment dans La Cage aux folles) fait preuve d'une fantaisie qu'on lui connaît, tout comme Olivier Claverie, le vieux barbon dans l'affaire. La jeune Eva Loriquet apporte un vent de fraîcheur au plateau, complété par Pierre Buf.

Efficace et sans prétention, le spectacle entrecoupé de refrains habilement troussés par Mehdi Bourayou et Maxime Richelme et par quelques pas de danse n'a d'autre ambition que de nous divertir pleinement le temps d'une soirée.

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