Retour sur le showcase de Tom Sawyer, le musical

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C’est la grande salle du Palais des Con­grès d’Is­sy-Les-Moulin­eaux qui accueil­lait la semaine dernière quelques jour­nal­istes pour le show­case de Tom Sawyer, nou­veau musi­cal de Ludovic-Alexan­dre Vidal et Julien Salvia (deux créa­teurs que l’on con­nait bien, à qui l’on doit notam­ment Le Prince et le Pau­vre, Raiponce et La petite fille aux allumettes), mis en scène par David Rozen et pro­duit par Dou­ble D Pro­duc­tions. Si la tournée a déjà débuté, le spec­ta­cle ouvri­ra à Paris au théâtre Mogador le 17 févri­er 2018.

Lors de ce show­case, nous avons eu la chance de décou­vrir sept morceaux ain­si que quelques numéros d’ensem­ble et une ver­sion épurée de la scéno­gra­phie. David Rozen s’est ain­si attaché à recréer une ambiance « cam­pag­narde et rus­tique » grâce à un ensem­ble de décors amovi­bles et de grandes toiles ten­dues en fond de scène: un ensem­ble effi­cace, que l’on attend impatiem­ment de décou­vrir dans une ver­sion améliorée à Mogador. Mais c’est incon­testable­ment la musique qui a le plus excité notre curiosité, grâce à des mélodies effi­caces, et une orches­tra­tion « à la Broad­way » riche et entraî­nante que l’on doit entre autres au com­pos­i­teur Lar­ry Blank, célèbre arrangeur améri­cain ayant tra­vail­lé notam­ment sur Catch Me If You Can à New York. On note égale­ment que Julien Salvia s’est inspiré d’œuvres comme My Fair Lady, Hel­lo Dol­ly ou Mary Pop­pins. Cette musique ryth­mée, impac­tante asso­ciée au tal­ent d’écri­t­ure de Ludovic-Alexan­dre Vidal, fait des mer­veilles et met en valeur la dis­tri­b­u­tion, très con­va­in­cante. On cit­era notam­ment le jeune Jim­my Cos­ta (Her­cule) dans le rôle de Tom Sawyer ain­si que Har­ry Hamaoui (Les Mis­érables, L’Auberge du cheval blanc…), très crédi­ble dans le rôle de l’e­spiè­gle Huck­le­ber­ry Finn. Vin­cent Escure (Chan­tons dans le plac­ard) ain­si que l’éblouis­sante Mar­i­on Preïté (Bien­tôt à l’af­fiche de Les Comé­di­ens aux côtés de Cyril Romoli et Fabi­an Richard) sont égale­ment de la par­tie. On attend impatiem­ment l’ar­rivée du spec­ta­cle au Théâtre Mogador pour le décou­vrir dans son inté­gral­ité !