Virage à droite

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Mise en scène : Eric Toulis
Avec Patrick Laviosa ou Lucas Lemeauff, Stef, Gilles Rou­caute, Nico­las Bacchus.

Résumé : Stéphanie de Mora­no, Nico­las Sar­c­chus, Gilles Scardestaing, et Lucas Stoipovon (en alter­nance avec Patrick Balka­n­iosa) vous invi­tent à redé­cou­vrir un réper­toire injuste­ment nég­ligé. De Flo­rent Pag­ny à Didi­er Bar­be­liv­ien en pas­sant par l’in­con­tourn­able Michel Sar­dou, Virage à Droite rend un vibrant hom­mage à ces artistes dont l’en­gage­ment et le tal­ent n’ont rien à envi­er à tous ces chanteurs gauchistes dont on vous abreuve. A votre tour, ten­tez de rem­porter le Sar­dou d’Or ? Allons enfants de la patrie, Virage à Droite est arrivé ! Car­rés Her­mès fic­tifs et (faux) mocassins à (vrais) glands bienvenus !

Notre avis : Après son suc­cès au fes­ti­val d’Av­i­gnon, Virage à droite s’est instal­lé depuis le mois d’oc­to­bre au célèbre Café de la Gare. Dès l’ar­rivée dans la salle, on nous tend un sac à vomi « parce que la Gauche n’a pas le mono­pole du haut-le-coeur ». Ce sec­ond degré, on le retrou­ve tout le long du spec­ta­cle où les 4 comé­di­ens-chanteurs-musi­ciens camp­ent des clichés tirés à l’extrême, et nous pro­pose un con­cert de chan­sons forte­ment poli­tisées comme Le temps béni des colonies ou Être patron d’en­tre­prise, sou­vent signées par des per­son­nal­ités célèbres de la chan­sons français­es. Si les chan­sons sur­pren­nent et amusent tant elles sont gênantes, les per­son­nages restent assez sim­plistes, trop car­i­caturés. Les blagues en devi­en­nent prévis­i­bles et les scènes liant les dif­férentes chan­sons per­dent vite en intérêt, mais chaque instant musi­cal reste bien ficelé et relance le rythme. Le con­cept inédit et le tal­ent musi­cal des artistes vous fer­ont pass­er un moment agréable, et on ne doute pas que vous ressor­tirez avec une toute nou­velle vision de Michel Sardou…

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