20 ans de REC : les artistes de la 42ème rue du 8 septembre. Gwendal Marimoutou

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Quelle fut votre plus grande émo­tion liée à une comédie musi­cale ?
Des fris­sons, un sen­ti­ment inde­scriptible de vivre, ou d’assister, à la ren­con­tre d’un spec­ta­cle avec son pub­lic. Il n’y a aucune recette écrite qui peut garan­tir cette alchimie… Quand cette magie opère, c’est assez incroy­able, la salle, le pub­lic, par­fois même les artistes per­dent un peu la notion du temps.
Pour vous quels sont les ingré­di­ents pour une comédie musi­cale par­faite ?
À mon avis, un bon spec­ta­cle est celui dans lequel tout le monde peut s’identifier. Que ce soit à un Per­son­nage, une Sit­u­a­tion, un Lieu… Ajouter à ça le meilleur cast­ing pos­si­ble. Des bons danseurs, des bons comé­di­ens, et des chanteurs avec une vraie per­son­nal­ité vocale, en con­nex­ion immé­di­ate avec le pub­lic ! En bonus, si dans la danse, dans la scéno­gra­phie, dans la mise en scène il y a quelque chose d’inédit, de jamais vu ailleurs… Selon moi il y a de grandes chances que la magie opère !
Vous faîtes par­tie de la généra­tion émer­gente, quel sens cela a‑t-il pour vous ?
Une grande chance déjà. Car pour en arriv­er là, j’ai une recon­nais­sance infinie pour les met­teurs en scène et les pro­duc­teurs qui m’ont fait con­fi­ance alors que je n’avais pas beau­coup d’expérience. C’est assez rare ! La majorité d’entre eux sont davan­tage frileux dès qu’il s’agit de don­ner des respon­s­abil­ités à des jeunes. Mais cela représente aus­si un petit “warn­ing” per­ma­nent dans un coin de ma tête en quelque sorte. Notam­ment auprès des jeunes publics qui nous suiv­ent et qui s’identifient.
Quel rôle rêvez-vous d’incarner et pourquoi ?
C’est fou, parce que je ne me suis jamais dit : « ça, c’est le rôle de ma vie ! ». J’aime énor­mé­ment les créa­tions, alors je me suis tou­jours dis que le rôle de ma vie aura été écrit pour moi… Pour le moment, j’ai beau­coup de chance ! Main­tenant j’aime aller hors du stéréo­type … Par exem­ple, j’aime beau­coup Notre Dame de Paris, mais je n’ai pas envie d’être le énième noir qui prend le rôle de Clopin, même si j’adore ses chan­sons ! Il faut bouger un peu les codes. J’aimerais que les prochaines généra­tions ne brident pas leurs rêves. Oui, tout le monde peut jouer Phébus, Mar­ius dans les Mis­érables, Dan­ny dans Grease