Après le succès international de Stories, la RB Dance Company revient avec une comédie musicale colossale : The Rise !
Dans la Nouvelle République, les Barbares sont la main d’œuvre du régime et sont parqués par milliers dans des cités ouvrières souterraines. Ors, fils d’un haut fonctionnaire, est envoyé dans les bas-fonds pour prévenir un soulèvement.
Il commence peu à peu à questionner les fondements du régime, jusqu’à provoquer une révolte qui mettra au jour le lourd secret qui se cache derrière son histoire.
Trente-cinq artistes sur scène, un décor colossal, dix dates exceptionnelles au Dôme de Paris.
Notre avis (représentation du 8 avril 2026) : Ce qui frappe lorsqu’on entre dans le Dôme de Paris, c’est l’espace scénique aux dimensions vertigineuses et un décor qu’on devine ultra-soigné et post-apocalyptique. Tout annonce un spectacle d’envergure, porté par des moyens techniques et visuels impressionnants. Exit les débuts : révélée au grand public sur un plateau de télévision, la RB Dance Company a depuis affirmé une signature claire et originale. Romain Rachline Borgeaud (RB) a développé avec Stories un spectacle urbain, tendu et percutant, porté par des chorégraphies d’une précision quasi chirurgicale. Claquettes, percussions et un visuel sous tension composent un ensemble cohérent et redoutablement maîtrisé.
Voici donc The Rise, la nouvelle création de la RB Dance Company, dont le retour déjà programmé au Dôme de Paris du 5 mars au 2 mai 2027, suivi d'une tournée à l'automne 2027 (voir le site de la compagnie), confirme le succès.
Immersion immédiate pour le public dans un univers underground et dystopique, entre chaos mécanique à la Mad Max et tension sociale rappelant Les Misérables. Les effets visuels impressionnent autant que la performance des artistes – on pense entre autres à la prouesse d’une chorégraphie suspendue à plus de dix mètres du sol, pieds rivés au plafond.
Plateau d’artistes ahurissant, bande-son électrisante, chorégraphies d’ensemble millimétrées : nul doute qu’il s’agit bien de l’empreinte du chorégraphe.
Et c’est précisément ce qu’on aime ! Plus de trente artistes, dont quelques enfants prodiges, enchaînent chutes, combats et ascensions durant les deux heures que dure cette « épopée ballet » brillamment orchestrée par le maître. Mais derrière cette démonstration de force, le fil narratif peine à s’imposer, les textes et dialogues en anglais (on se demande bien pourquoi) rendent difficile la compréhension d’une histoire floue et, somme toute, pas essentielle au spectacle. Lumières, décor, déferlante de costumes, effets scéniques et sonores stupéfiants : tout est minutieusement pensé, soigné pour maintenir en apnée un public ébahi.
Au final, peu importe si l’on abandonne rapidement un prompteur plutôt facultatif : happé par la scène, le spectacle de la RB Dance Company s’impose, par sa puissance visuelle et son énergie brute, comme une référence incontournable de la scène actuelle.


























