La nouvelle comédie des Faux British !
Quand le théâtre se rit de lui-même.
Comédie satirique explosive qui plonge dans le chaos des coulisses d’un spectacle. Les répétitions se transforment en champs de bataille entre ambition artistique et réalité commerciale impitoyable !
Notre avis (représentation du 17 avril 2026) : Réfractaires à l'humour décalé s'abstenir ! Délire des mots, délire visuel, la nouvelle comédie de Philippe Vieux ressemble bien à son auteur.
Il connaît parfaitement cette forme d'humour pour avoir participé à des spectacles de Jean-Michel Ribes tels que Brèves de comptoir ou à l'univers des Monty Python avec Spamalot, ainsi qu'à de nombreuses comédies de boulevard.
Sa rencontre avec le metteur en scène Gwen Aduh (Sacré Pan !, La Chienne des Baskerville, Les Faux British...) n'est pas le fruit du hasard ! Ils affectionnent tous deux l'humour anglais teinté souvent d'un goût un peu douteux mais véritablement jubilatoire.
Nous sommes avec ce Mon royaume pour un poney dans le chaos des coulisses d'un théâtre en préparation d'un Shakespeare (Richard III). Tout va mal : restrictions budgétaires drastiques, comédiens livrés à eux-mêmes aux mains d'un metteur en scène débordé (Matthieu Rozé) et d'une directrice gâteuse et nymphomane (Denis D'Arcangelo), d'un Richard III peu ordinaire atteint de nanisme (Krystoff Fluder), l'aventure s'avère plus que périlleuse !
Andy Cocq rêve, de son côté, de chanter dans une comédie musicale – à peine sorti des Producteurs, ce ne serait que justice mais les événements en décideront autrement. Une chanson suffira néanmoins à apprécier ses talents vocaux.
Les interventions hilarantes de Simone (Madame Raymonde alias Denis D'Arcangelo) surviennent toujours fort à propos – volcanique et monumental(e), l'artiste excelle une fois de plus.
La troupe homogène, complétée par Jean-Marie Lecoq et Miren Pradier, remplit totalement le contrat de nous faire passer un excellent moment – ces six comédiens ne sont d'ailleurs pas sans rappeler, pour ceux qui s'en souviendraient, les fameux Branquignols avec Dhéry, Dax et de Funès dans les années 60.

























