Jersey Boys (Critique)

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Livret : Mar­shall Brick­man & Rick Elice
Musique : Bob Gau­dio
Paroles : Bob Crewe
Décors : Rober­to & Andrea Comot­ti
Cos­tumes : Gra­ziel­la Pera
Lumières : Gian­lu­ca Brunel­li
Son : Arman­do Ver­tul­lo
Choré­graphe : Vale­ri­ano Lon­go­ni
Super­viseur Musi­cal : Emanuele Friel­lo
Pro­jec­tions Vidéo : Francesca Del Cupo­lo
Super­viseur Pro­jec­tions Vidéo : Francesca Biral
Direc­tion Musi­cale / Clavier 3 : Ange­lo Racz & Eri­ka Dol­ci
Met­teur en Scène : Clau­dio Inseg­no

Avec Alex Mas­tro­mari­no (Frankie Val­li), Flavio Gis­mon­di (Bob Gau­dio), Mar­co Sta­bile (Tom­my de Vito), Clau­dio Zanel­li (Nick Mas­si), Bri­an Boc­cu­ni (Bob Crewe), Ele­na Nieri (Swing), Felice Cas­ciano (Gyp Decar­lo), Giuseppe Orsil­lo (Swing), Gia­da d’Auria (Francine), Rober­to Lai (Swing), Alice Mis­troni (Mary Del­ga­do), Pasquale Girone (Swing), Mas­si­mo Francese (Bar­ry), Giulio Pan­gi (Joe Pesci), Glo­ria Miele (Lor­raine)

Musi­ciens :
Clavier 1 : Clau­dia Cam­po­lon­go
Clavier 2 : Ste­fano Dami­ano
Gui­tare 1 : Luca Bet­toli­ni
Gui­tare 2 : Pao­lo Bal­lar­di­ni
Basse : Daniele Cataluc­ci
Bat­terie : Mar­co Cam­pagna
Sax 1 : Giuseppe Lapis­copia
Sax 2 : Alessio Zanov­el­lo
Trompette : Mar­cel­lo Ronchi

Résumé : « Jer­sey Boys », la Comédie Musi­cale qui a rem­porté de nom­breux prix et qui a égale­ment été au box-office à Broad­way et dans le West End de Lon­dres arrive enfin à Paris !
« Jer­sey Boys », c’est un mag­nifique voy­age musi­cal qui regroupe les plus grands titres qui ont été d’im­menses suc­cès dans le monde entier pen­dant les années 50, 60 & 70 !
Vous décou­vrirez la véri­ta­ble his­toire de l’I­ta­lo-Améri­cain Frankie Val­li et des Four Sea­sons qui ont écrit leurs titres et ven­du plus de 175 mil­lions de dis­ques dans le monde entier!
Leurs chan­sons ont été repris­es par­mi les plus grandes célébrités du monde entier telles que The Temp­ta­tion, Diana Ross & The Supremes, Muse, Killers, Mina, Glo­ria Gaynor et beau­coup d’autres…
Ce spec­ta­cle qui a com­mencé à Broad­way en 2005 au Théâtre August Wil­son de New-York y est tou­jours à l’af­fiche aujour­d’hui depuis plus de 11 ans main­tenant, et s’est égale­ment pro­duit à Lon­dres et Las Vegas et a gag­né 54 prix pres­tigieux comme le Lau­rence Olivi­er Awards (il s’ag­it du plus grand prix des Comédies Musi­cales) mais a égale­ment rem­porté les célèbres Gram­my Awards et Tony Awards qui sont respec­tive­ment les Oscars de la musique et des comédies musi­cales !

Notre avis (Cri­tique parue laors des représen­ta­tions de 2016 aux Folies Bergère) : Recon­nais­sons-le, on s’é­tait per­mis d’être un peu dubi­tatif à l’an­nonce de cette pro­duc­tion ital­i­enne du musi­cal améri­cain Jer­sey Boys (qua­tre Tonys, un Olivi­er, un Gram­my), de pas­sage à Paris pour quelques dates, avec des dia­logues en ital­ien sur-titrés en français et des chan­sons en anglais. Étrange­ment, cette pro­duc­tion met peu de temps à séduire et emporter le spec­ta­teur. On acceptera le fait que les dia­logues sont en ital­ien, ce qui peut rester — plus ou moins — cohérent avec les orig­ines des pro­tag­o­nistes, on se lais­sera charmer par la musi­cal­ité de la langue et avan­ti ! Jer­sey Boys, c’est ce hit de Broad­way (créé en 2005 et tou­jours à l’af­fiche jusqu’en jan­vi­er prochain) qui racon­te l’his­toire du groupe améri­cain The Four Sea­sons, extrême­ment con­nu aux Etats-Unis dans les années 60, et dont cer­tains tubes ont dépassé les fron­tières, tels que « Can’t Take My Eyes Of Off You » ou encore « Oh What A Night » — qui ouvre d’ailleurs le spec­ta­cle dans l’im­prob­a­ble ver­sion de Yan­nick (« Ces soirées là »). Indé­ni­able­ment, le réper­toire, avec ses har­monies sophis­tiquées, ses wap-doo-wap évo­ca­teurs d’une époque et ses choré­gra­phies déli­cieuse­ment vin­tage, est for­mi­da­ble­ment entraî­nant. Mais il est surtout servi par des comé­di­ens-chanteurs impec­ca­bles, tant dans le jeu que dans le chant, incar­nant avec justesse les dif­férentes facettes de cette (ita­lo) Amer­i­can suc­cess sto­ry. Ajou­tons à cela, un son bien équili­bré (cela mérite d’être sig­nalé), et le cock­tail fonc­tionne à mer­veille. Ce Jer­sey Boys est assuré­ment une jolie sur­prise qui met­tra du swing dans ces pre­miers jours d’au­tomne.