Les Caroline

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Les Enfants du Paradis – 34, rue Richer, 75009 Paris.
Du 21 janvier au 28 avril 2024, les dimanches à 16h.
Renseignements et réservations sur le site du théâtre.

De Mist­inguett à Brigitte Fontaine et Juli­ette, les deux Car­o­line lais­sent libre cours à leur fan­taisie dans leur nou­veau spec­ta­cle musical !

Les deux chanteuses comé­di­ennes Car­o­line Loeb et Car­o­line Mon­tier ont con­coc­té en toute incon­science un spec­ta­cle musi­cal bur­lesque et ten­dre autour d’un réper­toire déton­nant. De Mist­inguett à Brigitte Fontaine en pas­sant par Juli­ette, Régine et Pauline Car­ton, elles livrent leurs ver­sions à la fois glam­our et décoif­fantes de suc­cès pop­u­laires ou de per­les rares. Accom­pa­g­nées par Vin­cent Gail­lard, leur pianiste et néan­moins com­plice, elles déploient toute leur fan­taisie pour nous faire rire et nous touch­er. Grand huit émo­tion­nel en perspective !

Notre avis : Car­o­line Loeb et Car­o­line Mon­tier font la paire ! Pas seule­ment parce qu’elles por­tent le même prénom – ce serait trop facile ! – mais surtout parce qu’elles brû­lent les planch­es d’une même flamme. Leurs dif­férences… elles s’en amusent, et c’est ce qui fait tout le sel de ce spec­ta­cle bour­ré d’hu­mour et de « chan­sons à texte ». Toutes en jambes et en résilles, habil­lées et maquil­lées à l’i­den­tique, les deux artistes ont à cœur de racon­ter en musique, seules ou à deux voix, des his­to­ri­ettes, tan­tôt déjan­tées, tan­tôt émou­vantes, tou­jours féminines donc uni­verselles – l’oc­ca­sion au pas­sage de militer intel­ligem­ment. Elles prof­i­tent aus­si de leurs numéros et des tran­si­tions pour cabotin­er et jouer les chip­ies, pour se taquin­er sur leur dif­férence d’âge ou de niveau vocal – tout en main­tenant une bonne dose d’au­todéri­sion. Il est vrai que la Car­o­line qui a mar­qué à jamais nos oreilles avec « C’est la ouate » ne fait pas mon­tre du tim­bre de miel ni des com­pé­tences d’ac­cordéon­iste de l’autre Car­o­line, celle qui inter­prète actuelle­ment Gré­co et Bar­bara à l’Es­saïon, mais sa gouaille et son sens de la repar­tie col­orent dia­ble­ment le réper­toire des Damia, Mist­inguett, Brigitte Fontaine et autre Régine d’un grain de folie qui rav­it le pub­lic. Au piano, Vin­cent Gail­lard fait plus que d’ac­com­pa­g­n­er ces dames : il joint sa voix au duo le temps de quelques airs mais se retrou­ve aus­si livré à lui-même pour meubler le temps d’un change­ment de cos­tumes – on en rit encore ! Sous les lumières d’Arnaud Le Dû qui habil­lent un fond noir et servie par quelques pas de danse ici et là, la mise en scène de Flan­nan Obé veille à créer dif­férentes ambiances dans un univers de cabaret et à main­tenir le rythme.

© Regard en Coulisse

On l’au­ra com­pris : ce spec­ta­cle bien fichu avec ses chan­sons piquantes et son humour pétil­lant est idéal pour se dérid­er sans com­plexe les zygo­ma­tiques tout en fre­donnant des airs qui vont droit au cœur.

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