La force qui ravage tout

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Du 14 au 27 janvier 2023 : Théâtre de la Ville – Espace Cardin
Du 1er au 4 février 2023 : CDN de Tours
28 février, 1er mars 2023 : Château Rouge – Annemasse
10 mars 2023 : Théâtre de Rungis
16, 17 mars 2023 : SN de Perpignan
25, 26, 27 mai 2023 : MAC – Créteil
8 juin 2023 : SN de Quimper

La Force qui rav­age tout est tout sim­ple­ment une pièce sur l’amour.
Un amour conçu non pas comme sen­ti­ment idyllique, mais comme une force qui s’empare de nous et nous con­t­a­mine, une sorte de mal­adie vio­lente et incon­trôlable, un principe dévas­ta­teur qui met tout sens dessus-dessous, ruine nos réso­lu­tions à l’ordre et à la rai­son, et déclenche en nous des com­porte­ments déments et anarchiques.

En somme, cet amour qui souf­fle sur les per­son­nages de la pièce comme un vent de folie, est un véri­ta­ble principe révo­lu­tion­naire, à l’échelle de leurs vies, sus­ci­tant des déci­sions insen­sées, opposées à tout cal­cul, à toute économie, à toute norme, à tout principe de rentabil­ité, d’équilibre ou d’intérêt. À la fois fatal et libéra­teur, il est pure dépense et même pure perte.

Cette vision ren­ver­sante du sen­ti­ment le plus chan­té par les poètes pren­dra la forme d’une comédie musi­cale. Dans la comédie musi­cale, les numéros chan­tés et dan­sés inter­vi­en­nent comme autant de décolle­ments du réel, enchante­ments, lévi­ta­tions émo­tion­nelles que ne suf­fit plus à traduire la forme dra­ma­tique parlée.

Comédie musi­cale donc, puisque nous par­lons de sort et de sor­cel­lerie, d’envoûtements dont on ne sait plus dire s’ils sont funestes ou béné­fiques, et peu importe puisqu’ils pro­duisent euphorie et frénésie, ces états extrêmes jamais mieux traduits, selon moi, que par la musique, le chant et la danse. 

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