Le Magicien d’Oz

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Aula Magna (Belgique) – 10 janvier 2026
Cirque Royal de Bruxelles – 11 janvier 2026
Théâtre Royal de Mons (Belgique) – 17 janvier 2026
PBA Charleroi (Belgique) – 18 janvier 2026
Opéra Théâtre de Saint-Étienne – 22 janvier 2026
Opéra de Vichy – 24 et 25 janvier 2026
Théâtre Le Forum (Liège) – 28 janvier 2026
Théâtres de Compiègne – 6 et 7 février 2026

Renseignements et réservations sur le site du spectacle.

Le Magicien d’Oz raconte les aventures de Dorothy, une jeune fille du Kansas, emportée par un cyclone vers un monde fantastique. Là, elle se lie d’amitié avec un épouvantail, un homme en fer blanc et un lion peureux. Ensemble, ils affrontent une sorcière maléfique pour rencontrer le Magicien d’Oz, qui pourrait les aider à réaliser leurs rêves et à retrouver leur chemin. Dans une mise en scène contemporaine, Johan Nus met en lumière les valeurs essentielles de cette œuvre intemporelle : le cœur, le courage, le savoir et l’amour d’autrui. Le spectacle interroge notre époque et les valeurs qui nous guident, révélant la véritable force de l’humanité: l’amour, le partage et le vivre ensemble. Que signifie vraiment être courageux, avoir un cœur et utiliser son savoir pour le bien de tous ?

Notre avis (représentation du 24 janvier 2026 à l'Opéra de Vichy) : La compagnie Ars Lyrica propose depuis plusieurs années en Belgique et en France des adaptations de comédies musicales emblématiques. Cette saison, elle s'attaque au Magicien d'Oz en s'écartant de la version cinématographique de la MGM. La compagnie a fait le choix de reprendre la version dite Muny (pour St. Louis Municipal Opera). En conséquence, on ne retrouvera pas certains personnages comme le chien Toto ou les singes volants. En revanche, on entendra certaines chansons absentes du film culte avec Judy Garland.

L'histoire est bien connue par plusieurs générations d'enfants et d'adultes ayant gardé leurs yeux d'enfants. Le tableau qui ouvre le spectacle présente l'univers familial de la jeune Dorothy qui va être chamboulé par une incroyable tornade. L'arrivée de cette tornade qui emporte la maison de Dorothy dans le ciel est mise en scène avec l'appui de quelques effets techniques sobres mais efficaces. Peu après, on se retrouve bel et bien projetés avec Dorothy dans le monde tout en couleurs d'Oz qui nous est familier.

La scénographie imaginée par Ludovic Meunier et Mohamed Yamani (ce dernier étant également à la direction artistique) s'appuie fidèlement sur les couleurs dominantes de chaque lieu parcouru par Dorothy et ses amis, couleurs tantôt rassurantes tantôt plus inquiétantes. La mise en scène et les chorégraphies de Johan Nus nous transportent avec bonheur et enchantement au pays d'Oz. Les nombreuses danses de groupe sont enthousiasmantes. Quelques clins d’œil à Michael Jackson et à son inoubliable « Thriller » sont même glissés de-ci de-là.

Léa Tauzies, une paire d'années après son passage par le cours Florent, s'empare avec assurance du rôle de Dorothy et de cette belle opportunité pour une jeune artiste. On peut d'ores et déjà s'attendre à la revoir en haut de l'affiche dans les prochaines années. Ses trois compagnons de route sont brillamment interprétés par Grégory Garell (l'Épouvantail), Alexis Mahi (l'Homme de fer), Guillaume Beaujolais (le Lion peureux). Ils sont complémentaires dans leur jeu et leur registre vocal et font régulièrement rire le spectateur.

Les magiciens et sorcières ne sont pas en reste. La gentille Sorcière du Nord, interprétée par Marie Duhamel, cherche régulièrement à attirer l'attention et à plaire. Ses péchés mignons ne sont pas sans évoquer la Glinda de Wicked. Beaucoup moins sympathique, la Sorcière de l'Ouest, incarnée par Marie Glorieux, impressionne par sa méchanceté et ses pouvoirs. Sans rancune, le public lui offre une belle ovation à la fin de la représentation. Alain Tournay se glisse avec malice dans la peau du Magicien d'Oz, à la fois manipulateur et capable de beaux gestes. Tous les noms ne peuvent être cités mais c'est bel et bien l'ensemble de la troupe qui mérite un grand bravo.

La version retenue permet de découvrir pleinement certaines chansons méconnues du Magicien d'Oz. « Mon étoile » (Evening Star) est un beau moment où plusieurs voix féminines s'associent à celle de Léa Tauzies. « Jitterbug » est une séquence où Dorothy et ses amis sont les victimes d'un mystérieux insecte et ne peuvent s'empêcher de danser frénétiquement – pour notre plus grand plaisir. La direction musicale assurée par Julie Delbart rend honneur à l'ensemble de la partition.

Johan Nus met en valeur des valeurs de solidarité et d'humanité, précieuses dans ce voyage initiatique. Il les avance à contre-courant d'un monde qui repose sur des faux-semblants et sur la communication utilisée comme source de pouvoir. Les enfants sont ravis, et cette aventure représente également une belle cure de jouvence pour les spectateurs adultes. En route pour le merveilleux pays d'Oz !

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