Wild Rose (Critique)

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un film de Tom Harp­er

avec : Jessie Buck­ley, Julie Wal­ters, Sophie Okone­do…

musique et chan­sons de Jack C. Arnold

sor­tie le 17 juil­let 2019

Qu’est-ce qui fait courir Rose-Lynn, cette jeune écos­saise qui sort de prison à Glas­gow ? La musique coun­try (et pas « coun­try west­ern » comme les incultes, durant tout le film, qual­i­fient ce style). Depuis toute jeune elle s’est fixé comme but de s’installer à Nashville afin de vivre de son art. Elle a d’ailleurs don­né de la voix dans le pub coun­try de la ville, avec suc­cès. Obstinée, impul­sive, égo­cen­trique, entière, elle n’a de cesse de pour­suiv­re son rêve. Mais la réal­ité est là. Une erreur de jeunesse vient, donc, de lui val­oir un an de prison (en out­re sa lib­erté est encore frag­ile, elle qui est affublée d’un bracelet au pied). En out­re, avant 18 ans, elle a eu deux enfants avec lesquels elle a bien du mal à trou­ver l’instinct mater­nel. Sa mère, en bute avec sa fille, les a élevés durant son année d’incarcération. Désor­mais Rose-Lynn doit pren­dre le relais.

Par­venir à se faire accepter par ses petits, entr­er dans le rang, voilà ce qui attend cette fougueuse chanteuse. A la faveur d’un tra­vail chez une riche et fan­tasque mère de famille, l’espoir renaît. « On n’échappe pas à son des­tin », et celui de Rose-Lynn sem­ble être bien pois­seux. Mais les auteurs du film, loin de sim­pli­fi­er leur intrigue en une suc­cess sto­ry bêti­fi­ante, optent pour de fins rebondisse­ments durant lesquels les fêlures de tous les per­son­nages se dévoilent. Et, même en n’étant point féru de musique coun­try, on rêve pour cette jeune héroïne d’un événe­ment qui ferait bas­culer le des­tin. Une empathie se développe très vite, ren­due tan­gi­ble par le jeu incroy­able de tous ces comé­di­ens bri­tan­niques, épatants. La musique tient une large place, bien enten­du, dans le film qui ne se revendique en rien comédie musi­cale. Les chan­sons, util­isées sou­vent de manière diégé­tique, s’intègrent par­faite­ment dans un réc­it joli­ment huilé. Et de belles idées de mise en scène empor­tent la mise, comme celle qui voit Rose-Lynn, femme de ménage, pas­sant l’aspirateur le casque sur les oreilles et chan­tant à tue tête devant des musi­ciens qui sur­gis­sent de son imag­i­na­tion.

Un fort joli film à décou­vrir.

La bande annonce en cli­quant ici.