20 ans de REC : les artistes de la 42e rue du 8 septembre : Vincent Gilliéron

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Quelle fut votre pre­mière émo­tion, ou votre plus grande émo­tion liée à une comédie musi­cale ?
Il y en a plusieurs : Il y a les émo­tions en tant que spec­ta­teur ; par exem­ple quand j’ai vu ma sœur, Aude Gilliéron, elle aus­si artiste de comédie musi­cale, pour la pre­mière fois sur scène ou lorsque j’ai pleuré devant un Bil­ly Elliot par­ti­c­ulière­ment touchant à Lon­dres. Et il y a les émo­tions en tant que comé­di­en : lors de mon spec­ta­cle de fin de for­ma­tion à l’ECM, où j’ai joué le per­son­nage d’Edward aux mains d’argent, trans­porté par mes amis et cama­rades de classe. Plus récem­ment le rôle de Sweeney Todd qui m’a appris à dépass­er mes lim­ites. Une chose est sûre, en comédie musi­cale, les émo­tions sont nom­breuses !
Pour vous quels sont les ingré­di­ents pour une comédie musi­cale par­faite ?
Des rires et des larmes. De la pas­sion, de la réflex­ion, de la magie et un peu de Sug­ar, But­ter, Flour !
Vous faites par­tie de la généra­tion émer­gente, quel sens cela a‑t-il pour vous ?
C’est une respon­s­abil­ité ! J’aime pro­fondé­ment le théâtre musi­cal et je désire qu’il puisse faire par­tie de la cul­ture fran­coph­o­ne à part entière. Je vais dans ce sens en m’affirmant en tant qu’artiste déter­miné à hon­or­er un art que je con­sid­ère comme majeur, en assumant la relève de la généra­tion si inspi­rante qui nous précède, et en val­orisant les employeurs qui esti­ment leurs artistes et leur art !
Quel rôle rêvez-vous d’incarner et pourquoi ?
J’aime défendre tous types de per­son­nages et explor­er leurs par­tic­u­lar­ités respec­tives. Une de mes plus grandes joies est de savoir qu’il existe des cen­taines de per­son­nages tous extrême­ment dif­férents les uns des autres à aimer et à incar­n­er. Je rêve d’incarner des per­son­nages que je ne con­nais pas encore, qui m’en apprenne un peu plus sur leur his­toire et sur la mienne !
Si vous pou­viez deman­der à un auteur com­pos­i­teur d’écrire un rôle spé­ciale­ment pour vous, quel serait-il ?
Je deman­derais un per­son­nage que l’auteur aime, qui a des enjeux et des buts, auquel les gens peu­vent s’identifier.
Sinon et d’une manière plus générale , je prof­ite de l’occasion pour deman­der offi­cielle­ment aux com­pos­i­teurs d’écrire des rôles pour bary­ton-basse. Ils sont trop rares dans le théâtre musi­cal con­tem­po­rain, alors même qu’ils peu­vent don­ner relief et pro­fondeur aux réc­its.