La Voix d’or

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Théâtre Actuel – 80, rue Guillaume Puy, 84000 Avignon.
Du 7 au 29 juillet (relâche : 11, 18 et 25 juillet).
Renseignements et réservations sur le site du Off d'Avignon.

Un spec­ta­cle et choral d’Éric Bu, co-auteur de Est-ce que j’ai une gueule d’Ar­let­ty ? (deux Molières en 2020).

Charles Gentes et Chris­tine Ver­cel sont des vedettes de la chan­son de l’après-guerre. Ensem­ble, ils vivent une his­toire d’amour pas­sion­nelle et tour­men­tée, comme le racon­tent tant de chan­sons de l’époque. Guil­laume, le petit fils de Charles, est pro­duc­teur de théâtre. Avec son ami Éric, dra­maturge et met­teur en scène mali­cieux, ils déci­dent de revis­iter cette his­toire pour écrire un spec­ta­cle choral et musi­cal qui s’invente joyeuse­ment sous nos yeux…
D’après une his­toire vraie (mais un peu inven­tée aussi…).

Notre avis : Les mis­es en abyme et les vues depuis les couliss­es d’un spec­ta­cle sem­blent décidé­ment des thèmes très en vogue ces temps-ci puisqu’il s’ag­it du cinquième spec­ta­cle de notre séjour avi­gnon­nais qui abor­de la créa­tion d’une œuvre ou l’en­vers de son décor.

Ici c’est un auteur en manque d’in­spi­ra­tion que l’on suit tan­dis qu’il s’ac­croche à l’his­toire famil­iale de son pro­duc­teur, et l’œu­vre prend vie sous le regard des spec­ta­teurs. Au fil de la pièce, le per­son­nage va faire la lumière sur des événe­ments famil­i­aux dont il n’avait pas con­nais­sance et en appren­dre d’a­van­tage sur la vie de sa famille.

De l’hu­mour, de la ten­dresse et des voix : le mélange de ces ingré­di­ents nous donne un cock­tail agréable. Seule­ment, dans ce réc­it qui nous ramène dans les années 50, on regrette un côté désuet cer­taine­ment lié au choix de repren­dre des chan­sons de l’époque sans telle­ment les arranger au goût du jour. On se laisse pren­dre au jeu des flash­backs à répéti­tion, entre­coupés d’in­ter­ven­tions du met­teur en scène et du pro­duc­teur, qui sont finale­ment les seuls élé­ments qui dynamisent ce récit.

Un spec­ta­cle qui mérit­erait une touche de moder­nité sup­plé­men­taire dans les musiques ou la mise en scène, mais cela ne vous empêchera pas de pass­er un doux moment.

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