Il était une fois Broadway (Critique)

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Avec
Hélène Segara
Liane Foly
Ben­jamin Legrand
Yoni Amar
Fleur Mino
Cyril Nic­co­lai
Manon Taris
Anne-Marine Suire
Emi­lien Mar­i­on

Résumé : Un spec­ta­cle enchanteur qui nous invite à (re)découvrir les plus grands clas­siques de la Comédie Musi­cale !
Pour la pre­mière fois en France, venez assis­ter à cette ver­sion sym­phonique des plus beaux stan­dards du Musi­cal où durant plus de deux heures, 100 cho­ristes et 60 musi­ciens, en com­pag­nie de guests de pre­mier plan, nous emmè­nent à Broad­way.
Les titres iconiques et légendaires d’Andrew Lloyd Web­ber, Kan­der and Ebb, Michel Legrand ou encore ceux de Sond­heim et de Claude-Michel Schön­berg nous fer­ont vibr­er comme si nous étions au coeur de Times Square. Et bien sûr, la plu­part des airs sera inter­prétée en VO.
La grande scène du Palais des Con­grès, flan­quée de deux grands escaliers où évolueront les artistes, offrira un espace de jeu unique et mag­ique.
La direc­tion artis­tique et la mise en espace sont assurées par Pierre-Yves Duch­esne, tan­dis que l’Orchestre Osti­na­to sera dirigé par Loic Olivi­er.
Mieux qu’un spec­ta­cle, c’est à un voy­age que vous êtes invités.

Notre avis : Il était une fois Broad­way est un con­cert d’une grande élé­gance et met­tant à l’honneur les plus beaux tubes des musi­cals anglo-sax­ons, inter­prétés par huit solistes dont les presta­tions sont glob­ale­ment irréprochables. Cer­taines mar­quent par­ti­c­ulière­ment les esprits telles que la per­for­mance de Manon Taris qui réus­sit avec brio à nous trans­porter avec une réelle maitrise des dif­férents reg­istres du musi­cal, mais aus­si celles de Yoni Amar, Julien Salvia et Pierre Babo­lat, tout en finesse et mal­ice. Ils sont soutenus par des chœurs aux har­monies impec­ca­bles, et un orchestre sym­phonique de 60 musi­ciens. Ces 2 élé­ments ajoutent un vrai cachet au con­cert et une véri­ta­ble puis­sance à cer­tains morceaux iconiques, générant quelques moments forts du con­cert : « The Bells of Notre Dame » à couper le souf­fle et « Tra­di­tion » (Un Vio­lon sur le Toit) bluffant.
Les appari­tions d’Hélène Segara et Liane Foly dont les tim­bres plus proches de la var­iété se mari­ent plus dif­fi­cile­ment avec ce réper­toire du théâtre musi­cal sem­blaient peu appro­priées au con­texte d’un tel con­cert typ­ique de Broad­way.
Cer­tains mon­u­ments du musi­cal auraient pu être mieux appréhendés mal­gré le réel poten­tiel des artistes d’exception et de l’orchestre de jeunes musi­ciens (Osti­na­to) en présence. Nous pen­sons notam­ment au final avec « One day more » (Les Mis­érables) ou encore au « Tonight Quin­tet » (de West Side Sto­ry) qui auraient mérité plus de clarté dans la super­po­si­tion des lignes solistes.
En con­clu­sion, l’hu­mil­ité et le tal­ent des huit solistes prin­ci­paux, le réper­toire artis­tique sélec­tion­né, ain­si que la dimen­sion qu’ap­por­taient les cho­ristes et les musi­ciens furent très appré­ciés.