Au Cœur de Notre-Dame est une réécriture du roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, de la comédie musicale du même titre de Luc Plamondon et Riccardo Cocciante, et du film d’animation des studios Disney Le Bossu de Notre-Dame.
Le Conseil Artistique a souhaité s’inspirer de ces trois œuvres célèbres pour produire un spectacle nouveau qui suit l’histoire tragique de Quasimodo et Esmeralda, accompagné.e.s de leurs fidèles allié.e.s, et antagonistes.
Alors que Gringoire veut vous présenter son spectacle, la Fête des fous bat son plein dans la capitale. Entre l’élection du Roi des Fous que remporte Quasimodo, le monstrueux sonneur de cloches, et les spectacles magiques des bohémien.ne.s, en particulier de l’envoûtante Esmeralda, la Mère Supérieure Claudia Frollo s’insurge. De là débute une véritable épopée où luttent les gitan.e.s contre le peuple.
L’amitié de Quasimodo et Esmeralda est mise à rude épreuve, entre amours illusoires, trahisons, loyauté et maladresse. Les gitan.e.s arriveront-ils à trouver leur place dans la ville de Paris malgré l’hostilité qui les accueille ?
Esmeralda et Quasimodo parviendront-ils à préserver leur amitié naissante des actes malveillants qui les entourent ? Qu’adviendra-t-il de la Fête des fous ?
Notre avis (représentation du 9 mai 2026) : À l’Uni’Sons la Troupe (La Légende du roi Arthur) est de retour avec Au Cœur de Notre-Dame, une réécriture à la fois du roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris et de ses adaptations en comédie musicale et en dessin animé (Le Bossu de Notre-Dame).
On redécouvre ainsi l'histoire de Quasimodo et Esmeralda dans une version réservant une grande place au jeu théâtral. Ce choix permet d'introduire les chansons de façon cohérente et de mettre en valeur, notamment, les textes de Luc Plamondon. L'histoire et les textes joués ou chantés revêtent une dimension particulière dans le contexte actuel où règnent diverses formes de divisions et d'oppositions. Ceci n'interdit pas des touches d'humour venant atténuer les côtés sombres de l'histoire de Notre Dame-Dame de Paris. La chèvre d'Esmeralda est ainsi un personnage à part entière s'exprimant de façon décalée !
Une des marques de fabrique de la jeune troupe lyonnaise est de privilégier le chant choral. Cette formule valorise encore plus fortement chaque chanson et non un interprète en particulier. Cette approche donne une couleur différente à des chansons connues de longue date, d'autant plus qu'elles sont le plus souvent interprétées a cappella. Quelques instruments accompagnent certains chants, dont des percussions intervenant à bon escient. Cette forme de dépouillement assez inhabituelle est appréciable. Les textes demeurent le plus souvent compréhensibles, avec une réserve toutefois lorsque les chants deviennent plus aigus.
Trente artistes environ sont régulièrement réunis sur scène mais la mise en espace est travaillée finement. On appréciera particulièrement la façon dont la troupe donne vie aux cloches de Notre-Dame, y compris avec la chanson qui leur est dédiée. Les costumes et les chorégraphies sont réussis. Il subsiste ponctuellement quelques détails de synchronisation – vite rattrapés – à ajuster lors des danses. Probablement liés au stress de la première en public, ils se régleront probablement sans difficultés par la suite.
Avec Au Cœur de Notre-Dame, À l’Uni’Sons la Troupe a porté un projet monumental. Le résultat vaut le détour... par la région lyonnaise.
























