West Side Story

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Théâtre du Châtelet – Place du Châtelet, 75001 Paris.
Du 20 octobre au 31 décembre 2023. Du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 15h et 20h, le dimanche à 15h.
Renseignements et réservations sur le site du Châtelet.
Tournée en France : du 9 au 18 février 2024 à l’Opéra de Bordeaux, du 21 au 25 février 2024 à l’Amphithéâtre 3000 de Lyon, du 1er au 3 mars 2024 au Zénith de Rouen, du 5 au 10 mars 2024 au Zénith de Nantes. Réservations pour la tournée en France en cliquant ici.

L’une des plus grandes his­toires d’amour de tous les temps

« Maria », « Tonight », « Some­where », « America ».
Les pre­mières notes de ces airs inou­bli­ables suff­isent à réveiller toute la magie de West Side Sto­ry. L’œuvre de Leonard Bern­stein, Jerome Rob­bins, Arthur Lau­rents et Stephen Sond­heim créée à Broad­way en 1957 a per­mis de totale­ment réin­ven­ter le genre de la comédie musi­cale, tant sur le plan musi­cal que dra­ma­tique et choré­graphique. Aujourd’hui, West Side Sto­ry s’impose comme LA comédie musi­cale par excel­lence, tout aus­si auda­cieuse, réal­iste et per­ti­nente que le jour de sa création.

West Side Sto­ry, le grand clas­sique de la comédie musi­cale en tournée mon­di­ale depuis mi-décem­bre 2022 ouvre un nou­veau chapitre de son his­toire légendaire en don­nant le coup d’envoi d’une grande tournée internationale.

Mélanie Sier­ra et Jadon Webster

Alexan­der Bern­stein, fils de Leonard Bern­stein et prési­dent du Leonard Bern­stein Cen­ter for Learn­ing, a hâte que la tournée débute : « Je suis ravi que mon ami et mer­veilleux met­teur en scène Lon­ny Price, accom­pa­g­né par Mehr-BB, notre parte­naire depuis deux décen­nies en tant que pro­duc­teur, mon­tent une nou­velle ver­sion de West Side Sto­ry qui fera pal­piter les publics du monde entier. Out­re sa pro­fonde pas­sion pour l’œuvre, Lon­ny est doté d’un tal­ent artis­tique, d’une vision et d’une human­ité tout à fait extra­or­di­naires. Cette his­toire reste évidem­ment tout aus­si actuelle aujourd’hui que lors de sa créa­tion. Fruit de la col­lab­o­ra­tion de qua­tre créa­teurs de génie, dont mon père, West Side Sto­ry est tou­jours un véri­ta­ble défi à relever. C’est pourquoi cette œuvre exige le meilleur dans chaque domaine, et je suis impa­tient de voir com­ment Lon­ny et son équipe inter­na­tionale de créa­tion relèveront ce défi et enchanteront les publics du monde entier. »

Nou­velle jeunesse d’un grand classique
« Le suc­cès jamais démen­ti de West Side Sto­ry révèle la part d’humanité en cha­cun de nous et le pou­voir qu’exerce l’amour », souligne le met­teur en scène Lon­ny Price, qui entre­tient de longue date des rela­tions avec les œuvres de Leonard Bern­stein et Stephen Sond­heim, et avoue être sous le charme de ce chef‑d’œuvre depuis sa plus ten­dre enfance. Aujourd’hui, cette per­son­nal­ité recon­nue de Broad­way, qui façonne le théâtre et le ciné­ma améri­cains depuis plus de 40 ans (notam­ment en met­tant en scène Sweeney Todd avec Emma Thomp­son, Sun­set Boule­vard avec Glenn Close et plusieurs épisodes de la série Des­per­ate House­wives, ain­si qu’en endos­sant le rôle de Neil Keller­man dans l’incontournable Dirty Danc­ing), veut apporter une nou­velle vision de la comédie musi­cale. Ain­si souhaite-t-il « que la prochaine généra­tion de spec­ta­teurs tombe amoureuse de cette pièce, s’identifie aux per­son­nages et réalise qu’il y a telle­ment plus de choses qui nous unis­sent que de choses qui nous sépar­ent, mal­gré nos pré­ten­dues dif­férences culturelles ».

Notre avis : Les com­bats entre les Sharks et les Jets, et l’histoire d’amour impos­si­ble entre Maria et Tony n’en finis­sent pas de cap­tiv­er le pub­lic depuis leur créa­tion à Broad­way en 1957. Cette nou­velle pro­duc­tion qui sil­lonne le monde et fait une longue halte au Châtelet se veut respectueuse de l’œuvre orig­i­nale. Si, pour un pub­lic néo­phyte, cette posi­tion est idéale (par­fait, pour les jeunes, de décou­vrir cette ver­sion de l’œuvre), la sagesse de la mise en scène de Lon­ny Price avec ses décors certes ingénieux, mais atten­dus, peut génér­er une légère frus­tra­tion chez un pub­lic plus connaisseur.
L’impact de l’œuvre, inspirée comme cha­cun sait de Roméo et Juli­ette, ne perd rien de son effi­cac­ité, et c’est un pur plaisir d’admirer les choré­gra­phies de Jerome Rob­bins – recréées pour l’occasion par Julio Mon­ge – si bien dan­sées par une troupe au dia­pa­son. L’orchestre de vingt musi­ciens sous la baguette de Grant Sturi­ale rav­it les oreilles les plus exigeantes, même si les choix dans cer­taines adap­ta­tions de chan­sons déton­nent. Pour le coup, il aurait peut-être été bien que ces écarts soient davan­tage présents dans la mise en scène, afin de remuer un peu plus le spec­ta­teur. En effet, devant tant de sagesse, il est un peu dif­fi­cile d’être boulever­sé par le des­tin trag­ique de ce jeune cou­ple inter­prété avec une con­vic­tion exempte de vraie pas­sion par Melanie Sier­ra et Jadon Web­ster. Il va sans dire que ce drame ado­les­cent et les con­flits entre ban­des dont il est le fruit réson­nent par­ti­c­ulière­ment avec notre époque. Notons égale­ment que – et c’est bien l’une des forces incroy­ables de ce pur chef‑d’œuvre – cette remar­que est hélas val­able à toutes les époques.
Une bonne nou­velle : les places s’arrachent (il vous faut donc vous décider rapi­de­ment si vous voulez voir le spec­ta­cle). Faisons un rêve : que les leçons de tolérance et d’ouverture con­tenues dans cette comédie musi­cale, aujourd’hui, devi­en­nent réalité.

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1 COMMENTAIRE

  1. J’ai trou­vé cette nou­velle ver­sion bien fadasse, j’ai ressen­ti peu d’é­mo­tions, les inter­prètes man­quant sin­gulière­ment de charisme, et les choré­gra­phies — à part celle du bal — man­quent d’én­ergie (« Amer­i­ca », notam­ment) et de fougue.
    Pen­dant la représen­ta­tion, des bugs ont privé les spec­ta­teurs des sous-titres à plusieurs repris­es, sous-titres d’autre part rem­plis d’anachro­nismes, de mots et d’ex­pres­sions qu’on n’u­til­i­sait pas du tout à l’époque où se situe l’action.
    Reste le plaisir d’as­sis­ter à un spec­ta­cle live, avec des vrais musi­ciens dans la fos­se, et de retrou­ver ces airs mythiques.

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