La Vie parisienne

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Co-met­teur en scène et adap­ta­tion du livret : Ben­jamin More­au
Co-met­teur en scène et adap­ta­tion du livret : Olivi­er Des­bor­des
Direc­tion Musi­cale, clavier : Gas­pard Bré­court
Choré­gra­phie : Fan­ny Agua­do
Décors et cos­tumes : David Bel­u­gou
Orches­tra­tion & trom­bone : Fran­cois Michels
Lumières : Patrice Gouron
Vidéaste, Alphonse et Joseph : Clé­ment Chébli
Métel­la : Diana Hig­bee
Gabrielle : Mor­gane Bertrand
Pauline : Lucile Ver­bizier
La Baronne : Anand­ha Seetha­nen
Léonie, Louise & Clara : Flo­re Boix­el
Bobi­net : Steeve Brudey
Garde­feu : Hoël Troad­ec
Le Bot­ti­er : Lionel Muzin
Le Baron : Christophe Lacas­sagne
Le Brésilien : Thier­ry Jen­naud
Gui­tare : Louis Des­seigne
Trompette : Marie Bedat
Clar­inette & sax­o­phone : Fran­cis Prost
Vio­lon : Car­o­line Flo­renville
en alter­nance avec : Ludovic Pas­sa­vant

Résumé : Créée en 1866 la vie Parisi­enne a été com­posée pour une troupe de théâtre. La musique a été conçue pour des comé­di­ens chanteurs du Palais Roy­al. On ne s’étonnera pas qu’un siè­cle plus tard la troupe de Jean-Louis Bar­rault s’accapare cette vie parisi­enne inter­prétée par les comé­di­ens les plus fan­tai­sistes de l’époque.
Notre pro­pos est de trans­pos­er cette vie parisi­enne un siè­cle plus tard, et de l’adapter tant dans ses dia­logues, dans son visuel que dans le style de l’orchestration, aux années 1966. Même con­texte économique, même plaisir de vivre en péri­ode d’insouciance … la satire reste la même, c’est le pro­pre des chefs d’œuvres.
7 musi­ciens dans une nou­velle orches­tra­tion que ne renieraient pas les orchestres qui accom­pa­g­naient les émis­sions de var­iétés du Sacha Show et des Numéro 1, des choré­gra­phies d’époque ! Cette ver­sion de la vie parisi­enne n’aura rien à envi­er à ces plateaux télé qui réu­nis­saient Pétu­la Clark, Sylvie Var­tan, Jean Poiret et Sacha Dis­tel !

Notre avis : Un vent de fraicheur souf­fle sur cette Vie Parisi­enne, revis­itée par Olivi­er Des­bor­des et Ben­jamin More­au. En trans­posant la célèbre opérette d’Of­fen­bach un siè­cle après sa créa­tion (soit le milieu des années 60), le tan­dem de met­teurs en scène Des­bor­des-More­au lui donne un sacré coup de neuf. Dans cette ver­sion pop et col­orée, l’ac­tion se situe désor­mais sur un plateau télé, durant l’en­reg­istrement d’une émis­sion de var­iétés. L’in­trigue, légère, reste la même : rival­ités et séduc­tion, men­songes et quipro­qu­os, grivois­eries et lib­erti­nages… Le principe de l’émis­sion de var­iétés des années 60 où l’on pas­sait allè­gre­ment d’un numéro à un autre — chan­sons, sketch­es, inter­ludes — sem­ble épouser par­faite­ment le livret loufoque et — dis­ons-le — foutraque de La Vie Parisi­enne. Qu’im­porte la dra­maturgie, ici, ce qui compte, c’est la joie, la bonne humeur, le diver­tisse­ment, les rires… et les rires, il y en a. Sur ce plateau, on ren­con­tre tout à tour Louis de Funès, Mireille Math­ieu, les Demoi­selles de Rochefort ou encore Claude François (irré­sisitible Thier­ry Jen­naud) dans un improb­a­ble mélange hila­rant. Les artistes s’en don­nent à cœur joie dans la comédie, non seule­ment le caboti­nage est autorisé, mais il est grande­ment appré­cié, et s’inscrit naturelle­ment dans la vision déli­rante de l’œuvre. Le chant n’est pas pour autant nég­ligé, du tan­dem de séduc­teurs (Bobi­net et Garde­feu inter­prétés par Steeve Brudey et Troël Hoard­ec) aux rôles féminins (notam­ment Gabrielle inter­prétée par Mor­gane Bertrand), les voix séduisent. Elles sont ici ampli­fiées, don­nant à cette opérette des airs de comédie musi­cale.
Les arrange­ments de François Michels sont égale­ment six­ties, et sous la direc­tion de Gas­pard Bré­court, l’orchestre swingue. On aurait presque aimé que ça aille encore plus loin dans ces sonorités pop ! Enfin, David Bel­u­gou, aux décors et aux cos­tumes, s’est défini­tive­ment lâché. Le look de ses icônes yé-yé sus­cite à la fois rires et sourires… et émo­tions. Le vent de fraîcheur qui souf­fle sur cette ver­sion apporte dans son sil­lage une pointe de nos­tal­gie et son lot de sou­venirs, par­fois drôles, par­fois émus, d’une époque qui était cer­taine­ment plus insou­ciante et inno­cente que celle d’au­jour­d’hui.

Théâtre de l’U­sine, Saint-Céré — dimanche 28 juil­let 21h00, mer­cre­di 31 juil­let 21h00, same­di 03 août 21h00, mar­di 06 août 21h00, lun­di 12 août 21h00