Le Rêve d’Émilie

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Théâtre Carré 30 - 12 rue Pizay, 69001 Lyon.
Du 20 au 24 décembre 2022, à 14h30 et 16h.
Réservations sur le site du Carré 30.

Embar­que­ment immé­di­at pour le monde mag­ique d’Ém­i­lie Jolie, un pays de rêves mer­veilleux, habité de créa­tures plus uniques les unes que les autres !
Véri­ta­ble invi­ta­tion au voy­age ini­ti­a­tique pour petits et grands, venez redé­cou­vrir cette comédie musi­cale féerique, spé­ciale­ment remise à jour et adap­tée en for­mat court, où le temps sera comp­té avant le réveil de la petite fille.
À tra­vers tous ses per­son­nages hauts en couleur, le spec­ta­cle vient abor­der des notions impor­tantes telles que la famille, l’en­traide, la tolérance ou encore l’ac­cep­ta­tion de soi et de l’autre. Le tout trans­mis par huit artistes pluridis­ci­plinaires qui passeront de rôles en rôles pour vous faire rire et vous émouvoir.
À la manière d’un livre d’images mar­qué de nom­breux univers, lais­sez-vous porter par la magie d’Ém­i­lie Jolie, et n’ou­bliez pas de tourn­er toutes les pages du livre…

Notre avis : Je m’ap­pelle Émi­lie Jolie… et mon his­toire est revis­itée par la com­pag­nie Acte C Scène M. Le pari peut sem­bler risqué en songeant notam­ment à la trans­po­si­tion peu con­va­in­cante en dessin ani­mé de 2011. Avec Le Rêve d’Émilie, la jeune troupe lyon­naise adapte avec suc­cès le con­te musi­cal du regret­té Philippe Cha­tel.

Dans cette ver­sion, le père et la mère d’Émilie Jolie sont représen­tés sur scène. Mal­heureuse­ment, ils se sépar­ent, ce qui plonge la petite fille blonde dans la tristesse. Le train des rêves lui servi­ra d’échap­pa­toire. Le nar­ra­teur aura bien du mal à la faire sor­tir de son rêve, embar­quée dans une série de ren­con­tres inat­ten­dues. Jérémy Lacombe-Bien­fait (adap­ta­tion et mise en scène) se joue des codes des con­tes pour enfants. Signe des temps, la sor­cière peut désor­mais choisir soit un prince char­mant soit une princesse char­mante pour espér­er trou­ver l’amour sincère. Et n’est-il pas impor­tant avant tout d’ap­pren­dre à s’aimer soi-même plutôt que de tout miser sur le grand amour digne d’un con­te de fées ? Le prince char­mant lui-même échappe aux stéréo­types habituels, avec des traits de car­ac­tères le rap­prochant plus d’un homme ordi­naire que d’un héros sans failles.

© Marie-Char­lotte Le Morvan

Émi­lie est incar­née par une adulte. Flo­re Gir­erd (en alter­nance avec Brune Gal­lety) a toute­fois l’al­lure et le jeu per­me­t­tant de faire fi de ce « détail », sans tomber dans la car­i­ca­ture. Et après tout, ne trou­ve t‑on pas nor­mal de voir par­ler et chanter plusieurs ani­maux sur scène ? Lau­ri­ane Frantz a créé des choré­gra­phies col­lant bien au rythme entraî­nant de plusieurs des chan­sons de Philippe Cha­tel. Elle se glisse égale­ment avec aisance dans la peau de plusieurs per­son­nages. La Sor­cière (Agathe Favre) est glaciale à souhait avant de révéler sa nature pro­fonde. Le duo en mode « chien et chat » for­mé par le nar­ra­teur et l’Hor­loge fonc­tionne bien. L’hu­mour est présent, sou­vent sur un ton décalé.

Cer­tains per­son­nages sont absents de cette ver­sion (pas de Petit Cail­lou par exem­ple), d’autres renais­sent de leurs cen­dres (le Coq et l’Âne). La Chan­son d’Émilie Jolie et du Grand Oiseau, le clas­sique inter­prété par plusieurs références de la chan­son française et du théâtre musi­cal, est un moment atten­du. Cette séquence est réussie avec la présence d’une inter­prète fémi­nine dans le rôle du Grand Oiseau. Ce choix inhab­ituel s’avère payant.

La com­pag­nie Acte C Scène M con­firme qu’Émi­lie Jolie peut con­tin­uer longtemps à rêver et à faire rêver des généra­tions de spectateurs.

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