Le 4 décembre 1926, près de l’étang mystérieux de Silent Pool, la voiture de la jeune romancière est retrouvée accidentée, sans aucune trace de sa propriétaire : la « Reine du crime » a disparu !
L’inspecteur Kenward et son adjointe Hastings mènent l’enquête. Enlèvement ? Meurtre ? Disparition volontaire ? Chaque indice sème le doute. Les interrogatoires se succèdent : une fidèle gouvernante, un mari adultère, une amie désespérée, un éditeur véreux ! Tous semblent détenir un pan de la vérité.
Un polar théâtral captivant, inspiré d’un fait réel, où l’ombre d’Agatha Christie plane jusqu’au dernier souffle. Oserez-vous percer le mystère ? Quand Agatha Christie devient l’énigme de la plus grosse enquête que l’Angleterre ait jamais connue !
Notre avis (représentation du 17 juin 2026) : La Compagnie Les Ballons rouges revient cette année avec une création qui met en scène Agatha Christie, la très célèbre romancière britannique surnommée la › Reine du crime ». Nous les avions appréciés et applaudis la saison dernière dans une reprise de Jean Anouilh : Léocadia. Cette année, changement de répertoire radical pour cette troupe qui réside dans la Nièvre et qu'aucun nouveau défi n'effraie – et qui prend plaisir à partager les textes pour lesquels elle se passionne.
De quoi s'agit-il exactement ? Nous sommes en 1926. Une voiture est retrouvée près de l'étang de Silent Pool, elle appartient à la très célèbre romancière Agatha Christie. Accident ? Fugue ? Enlèvement ? Le mystère reste entier... Le superintendant Kenward (Drys Penthier) assisté de l'inspecteur Hastings (Carla Girod) entament une course effrénée contre la montre pour trouver des indices. Les interrogatoires des suspects se succèdent : l'amie d'Agatha, Nan Gardner (Justine Marçais) ; son mari Archibald (Axel Stein-Kurdzielewicz) ; son éditeur Collins (Émilien Raineau)... À moins que... Agatha elle-même (Camille Delpech) ne nous réserve quelque surprise ?

Les auteurs de ce réjouissant spectacle ont atteint leur but : nous faire passer un agréable moment en toute décontraction. La reconstitution d'époque des Années folles (costumes, musique swing), particulièrement travaillée, ne verse jamais dans la caricature, pas plus que la direction d'acteurs qui assure un jeu sans excès. En parallèle, la narratrice (Valérie Français) maintient un rythme soutenu à une intrigue dont les rebondissements ne manqueront pas de surprendre.
Divertissement jubilatoire, voire instructif : il y aurait certainement encore à apprendre sur la personnalité de Lady Agatha !



























