Midnight at The Never Get

0
5

Menier Chocolate Factory – 4 O’Meara Street, Londres.
Première le 20 juillet 2026. Jusqu’au 12 septembre 2026.
Renseignements et réservations ici.

New York, 1965. Trevor Copeland et Arthur Brightman vivent un amour illégal. Dans le cadre de leur numéro de cabaret clandestin intitulé « Midnight », ils interprètent des chansons d’amour, bravant ainsi un monde qui exige qu’ils restent dans l’ombre. Alors que les tensions montent à l’aube d’un mouvement historique, Trevor et Arthur sont tiraillés entre leur idylle secrète et la tempête d’une révolution sociale imminente.

Midnight at the Never Get ©Johan Persson

Notre avis (représentation du vendredi 24 juillet 2026) :  Une fois encore la Chocolate Menier Factory nous propose un spectacle d’une qualité exceptionnelle dans une théâtre totalement transformé. Nous pénétrons dans un club au début des années 60, un lieu underground... Des petites tables entourent une scène avec un piano... Les lumières sont tamisées... Arthur Brigthman (Grego Milne), un auteur-compositeur, se met au piano et commence à jouer quelques notes quand une voix annonce l’arrivée de Trevor Copeland (Ben Platt), chanteur dans ce club, qui va aussi être le narrateur d'une histoire d’amour qui va se dérouler au rythme de morceaux jazzy, ballades et chansons enjouées. La complicité des amants qui cachent leur relation dans cette Amérique puritaine éclate dans ce club où le public complice apprécie les clins d’œil et les sous-entendus.

Mais la politique va venir perturber les belles soirées de ce cabaret clandestin et va obliger les deux hommes à faire un choix : protester et s’affirmer ou bien se taire et vivre sa sexualité en cachette. Alors que les chansons s’égrènent, nous comprenons les doutes et les différences qui bouleversent et empoisonnent la relation qu’ils avaient construite.

David Cromer signe une mise en scène simple, claire et d’une déroutante efficacité. Les deux comédiens-chanteurs sont exceptionnels : Ben Platt (créateur du rôle-titre de Dear Evan Hansen) est prodigieux d’aisances vocale et physique, et Gregor Milne est tout aussi époustouflant ! Ils sont accompagnés par six musiciens en fond de scène qu’un rideau cache parfois pour préserver l’intimité de la narration.

On sort ému de Midnight at the Never Get. Ce magnifique spectacle nous démontre, s’il était nécessaire, que les chansons restent quand tout le reste a disparu, qu’elles servent à se souvenir des belles choses, qu’elles nous rappellent quelques fois des moments douloureux et nous permettent aussi de rendre hommage à des amours disparues.

Midnight at the Never get ©Johan Persson

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici