Guido, grand réalisateur italien se retrouve à court d’inspiration, alors qu'il doit écrire son prochain film. Sa femme, Luisa, une célèbre actrice, menace de le quitter s'il ne s'investit pas plus dans leur mariage. Sous la pression de sa productrice, Liliane La Fleur, il part chercher l’inspiration avec Luisa dans une station thermale près de Venise. Mais son esprit est perturbé par les autres femmes qui ont marqué sa vie : Carla, sa maîtresse ; Claudia, sa muse de toujours ; sa mère italienne aimante et castratrice ; La Saraghina, une prostituée qui a croisé son chemin alors qu’il n’avait que 9 ans.
Entre pensées obsessionnelles, ambition démesurée et désillusion, saura-t-il retrouver le chemin vers l’écriture et sauver son mariage ?

Pour la seconde œuvre des présentations de fin d’année – l'autre étant Wonderland –, l’équipe des professeurs a choisi de présenter une adaptation de Nine de Maury Yeston (Titanic). Créée en 1982 à Broadway, cette comédie musicale a remporté cinq Tony Awards et sept Drama Desk Awards – la regrettée Liliane Montevecchi se voyant couronner meilleure actrice dans un second rôle lors des deux cérémonies.
C’est en 1997 que nous avions pu découvrir cette œuvre aux Folies Bergère dans une adaptation d’Éric-Emmanuel Schmitt mise en scène par Saverio Marconi avec en tête de distribution Jérôme Pradon, Sophie Tellier et Annick Cisaruk. Nine a aussi été adapté au cinéma par Rob Marshall avec une distribution éblouissante : Daniel Day-Lewis, Marion Cotillard, Penélope Cruz, Nicole Kidman, Judi Dench, Sophia Loren...
S’inspirant du film de Fellini, 8 ½, la comédie musicale Nine est ambitieuse, elle offre de beaux solos et de magnifiques scènes d’ensemble. Tout cela permet aux élèves de la 3e année de classe de comédie musicale du Cours Florent de montrer tous leurs talents.
Quatre distributions se sont succédé sur les neuf représentations (nous y étions le 6 juin, la dernière), alternance nécessaire pour que chaque élève ait la possibilité de défendre une partition importante. À chaque représentation deux Guido Contini se partagent le rôle. Si l’idée est bonne pour que tous les garçons de la promotion puissent se frotter à ce rôle, on ne peut s’empêcher de faire une comparaison. Car dans cette promotion, il y a bien évidemment des différences, mais ce qu’il faut absolument saluer, c’est la formidable énergie que toutes et tous mettent à nous entraîner dans le tourbillon des souvenirs et des obsessions de Guido. La scénographie inventive d’Alexandre Faitrouni et Nicolas Soulié permet de transformer l’espace scénique grâce à des praticables de différents niveaux, habilement manipulés par les comédien.ne.s.
Il faut saluer le niveau vocal de chacun.e des interprètes. Que ce soit dans les solos ou les ensembles, les élèves sont parfaits. C'est très certainement le résultat de la formation sur trois années dispensée par des professeur.e.s (professionnel.le.s de la comédie musicale ou du théâtre) qui transmettent leur compétence et leur expérience avec passion.
Aux saluts, l’émotion des (futur ex-) élèves était palpable. Ces représentations de fin d’année clôturaient leur cursus. Mais les voilà armé.e.s pour affronter le monde du travail et courir les castings. Bravo et bonne chance à tou.te.s !!! Nul doute que nous croiserons le chemin de certain.e.s dans de futures productions.


























