Sébastien Lancrenon : un auteur français dans le West End

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Sébastien Lan­crenon, pou­vez-vous nous par­ler de votre par­cours, votre for­ma­tion ?
Je viens de la musique clas­sique. Avant de m’in­staller à Lon­dres pour me con­sacr­er à temps plein à The Braille Lega­cy, j’é­tais le directeur de Radio Clas­sique en France (groupe LVMH). J’ai décou­vert la comédie musi­cale lorsque je fai­sais mon ser­vice nation­al à Lon­dres ; j’ai été fasciné par l’ex­cel­lence des anglais dans ce domaine. J’ai alors su que c’é­tait ce que je voulais faire.

Qu’est-ce qui vous a don­né envie d’écrire sur Braille ?
Son refus de la fatal­ité et la dimen­sion épique de son his­toire. C’est le com­bat d’un génie français qui par son courage et sa déter­mi­na­tion a changé le monde et libéré les aveu­gles. Et il invente son alpha­bet à l’âge de quinze ans seule­ment ! Au delà du braille, c’est d’abord l’histoire d’un garçon qui veut avoir dans la vie les mêmes chances que les autres. C’est un spec­ta­cle sur la dif­férence, la tolérance et le refus de la fatal­ité. The Braille Lega­cy porte les valeurs de notre République. Une des scènes se passe à l’Assemblée Nationale et s’intitule « Lib­erté, Egal­ité, Fra­ter­nité », chan­tée par Jérôme Pradon qui joue le rôle du Doc­teur Pig­nier, men­tor de Louis Braille.

Jack Wolfe et Jérôme Pradon dans The Braille Lega­cy © Crédit pho­tos : Scott Rylan­der

Com­ment en êtes-vous arrivé à le présen­ter aujour­d’hui au Char­ing Cross The­atre ?
Cela fait deux ans que je tra­vaille à Lon­dres sur le développe­ment. La pro­duc­tion au Char­ing Cross The­atre est le résul­tat de plusieurs work­shops et d’un grand show­case présen­té l’an­née dernière au Savoy The­atre devant l’in­dus­trie du théâtre musi­cal. Nous avions eu d’ex­cel­lents retours et cela nous a per­mis d’a­vancer en équipe avec le tra­duc­teur Ran­jit Bolt (Tartuffe, Le Cid, Cyra­no de Berg­er­ac), le met­teur en scène Thom Souther­land, directeur artis­tique du Char­ing Cross The­atre (Titan­ic, Rag­time) et l’orches­tra­teur Simon Lee (Evi­ta, The Sound of Music, Jesus Christ Super­star). Avant cela, avec Jean-Bap­tiste Saudray [NDLR : com­pos­i­teur], nous avions con­sacré deux années pour écrire la ver­sion orig­i­nale française.

Com­ment définiriez-vous ce musi­cal ?
Un hymne à la lib­erté, à l’é­man­ci­pa­tion et à la tolérance.

The Braille Lega­cy, jusqu’au 24 juin 2017 au Char­ing Cross The­atre, Lon­dres.